CHAPITRE II - CONCLUSION
Page 12 de 25
Dans le présent chapitre, nous avons traité de la pertinence du programme des langues officielles dans le contexte de la mondialisation, des réformes des institutions parlementaires et d’autres grandes influences.
Dans un premier temps, nous y avons brossé un tableau de certaines propositions de réforme de l’État canadien, en l’occurrence celles touchant le Sénat, le pouvoir fédéral de dépenser et d’autres transformations gouvernementales. Le commissaire a souligné que le désir de renouveler la fédération canadienne est légitime, mais qu’il peut être porteur de tendances assimilatrices et que les services pourraient en souffrir si les besoins des communautés de langue officielle ne sont pas pris en considération. À mesure qu’il s’engagera dans des projets de réforme, le gouvernement fédéral devra faire preuve de jugement et d’un sens des responsabilités à l’égard de la dualité linguistique du Canada.
Nous avons poursuivi la réflexion amorçée dans des rapports précédents au sujet de l’interaction de la dualité linguistique et de la diversité culturelle. La réalité canadienne est marquée par l’influence grandissante de la population allophone. Même si la majorité de cette population qui continue d’augmenter peut s’exprimer dans l’une ou l’autre des deux langues officielles, l’identité canadienne traverse néanmoins une période de transformation. Le commissaire demande donc aux décideurs d’examiner comment la dualité linguistique et la diversité culturelle peuvent contribuer à une vision inclusive de l’identité et de la citoyenneté dans le Canada de demain afin d’assurer la pleine participation de tous les concitoyens. À cet égard, le commissaire exhorte le gouvernement fédéral à jouer le rôle qui lui revient, soit celui de chef de file en la matière.


