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CHAPITRE III - PARTIE 2 : LE DÉVELOPPEMENT DES COMMUNAUTÉS DE LANGUE OFFICIELLE

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Le développement d’une communauté évoque son passage d’une conjoncture donnée à une situation améliorée, c’est-à-dire à une vitalité accrue. Cette vitalité est multidimensionnelle et s’exprime dans de nombreuses sphères d’activité humaine, dont l’économie, la petite enfance, la santé, les arts et la culture et l’éducation postsecondaire. Les communautés de langue officielle se mobilisent souvent pour réclamer des services publics dans leur langue ou pour se doter d’institutions parce qu’elles veulent créer des espaces de vie où l’identité individuelle et collective puisse s’exprimer et s’épanouir.

Pour agir sur la vitalité d’une communauté, il faut connaître de nombreux facteurs déterminants. Or, pour comprendre la réalité d’une communauté dans toute sa complexité, il faut entreprendre des recherches sur les différents secteurs ou facettes de la vie de cette communauté et en interpréter les résultats. L’année qui vient de s’écouler a été particulièrement fructueuse à cet égard.

LE RECENSEMENT DE 2006

Le poids démographique des anglophones et des francophones

Les données du recensement de 200612 nous montrent un Canada en pleine métamorphose. On compte maintenant 18 056 000 Canadiens dont la langue maternelle est l’anglais (anglophones) et 6 892 000 Canadiens qui ont le français comme langue maternelle (francophones), une augmentation respective de 3,0 p. 100 et de 1,6 p. 100 par rapport à 2001. Il importe également de noter que malgré une légère hausse en chiffres absolus, le poids démographique des anglophones et des francophones au sein de la population canadienne a connu une faible baisse. Les anglophones, quoique toujours majoritaires, sont passés de 59,1 p. 100 à 57,8 p. 100 entre 2001 et 2006, alors que la population francophone est demeurée relativement stable, passant de 22,9 p. 100 à 22,1 p. 100 au cours de la même période. Le reste de la population canadienne est allophone, c’est-à-dire qu’elle est composée de personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais.

La population immigrante allophone

Les fluctuations du poids démographique des communautés de langue officielle découlent d’un accroissement rapide de la population immigrante allophone qui a commencé au milieu des années 1980. À l’heure actuelle, 20 p. 100 des Canadiens (soit 6 293 000 personnes) n’ont ni le français ni l’anglais comme langue maternelle, une augmentation de 7 p. 100 depuis 1986. De même, parmi les 1,1 million d’immigrants entrés au Canada au cours des cinq dernières années, 81 p. 100 sont allophones.

Certains s’inquiètent du fait que le poids démographique des francophones et des anglophones diminue ainsi au sein de la population. Pourtant, il ne s’agit pas d’un phénomène isolé ou propre au Canada. Tous les pays qui accueillent des immigrants composent non seulement avec une plus grande diversité linguistique, mais aussi avec un pluralisme culturel et religieux. Il s’agit d’une réalité de plus en plus répandue dans le monde. Ce portrait linguistique de plus en plus complexe exige une attention accrue à l’égard de l’utilisation des langues officielles dans les sphères publiques et privées. Les immigrants ont beaucoup à apporter à la société canadienne et aux communautés de langue officielle. Il incombe donc aux gouvernements de mettre en place les structures d’accueil nécessaires pour faciliter leur intégration dans ces communautés. Les allophones utilisent l’une ou l’autre des deux langues officielles (ou les deux) en public, et 46 p. 100 d’entre eux parlent le français ou l’anglais la plupart du temps à la maison. Cette proportion augmente à 68 p. 100 lorsqu’on tient compte de ceux qui utilisent régulièrement l’une ou l’autre des deux langues officielles. Comme le montrent ces données, nos langues officielles ne sont pas incompatibles avec la diversité et elles permettent de créer des liens entre les citoyens.

Le bilinguisme

Les données du recensement soulèvent des préoccupations au sujet du poids démographique des francophones et des anglophones depuis un demi-siècle, mais elles font aussi ressortir certaines réussites. L’augmentation du bilinguisme en est un exemple. En effet, la proportion de Canadiens qui déclarent pouvoir soutenir une conversation en français et en anglais a augmenté au cours du dernier siècle. Entre 1951 et 2006, le nombre de Canadiens bilingues est passé de 1,7 million, soit de 12 p. 100 de la population, à 5,5 millions, ou 17,4 p. 100 de la population.

Plus précisément, entre 2001 et 2006, le taux de bilinguisme est passé de 9,0 p. 100 à 9,4 p. 100 chez les anglophones du Canada et de 11,8 p. 100 à 12,1 p. 100 chez les allophones. Toutefois, le Québec compte toujours le plus grand nombre d’anglophones bilingues, soit 68,9 p. 100 en 2006 comparativement à 66,1 p. 100 en 2001. Selon le commissaire, ces chiffres témoignent de la volonté de la communauté de continuer à participer pleinement à la société québécoise. Par contre, si l’on ne tient pas compte du Québec, seulement 7,4 p. 100 des anglophones se déclarent aptes à soutenir une conversation dans les deux langues officielles.

Les communautés de langue officielle

Au Canada, près de 7 millions de personnes ont le français comme langue maternelle, dont environ 975 000 vivent à l’extérieur du Québec, soit 5 000 de moins qu’en 2001. Les francophones vivant à l’extérieur du Québec représentent actuellement 4,1 p. 100 de la population canadienne. Quant à la population anglophone du Québec, il est intéressant de constater qu’elle a augmenté pour la première fois depuis 1950. On compte 607 000 personnes au Québec dont la langue maternelle est l’anglais, tandis qu’elles sont 995 000 à avoir l’anglais comme première langue officielle parlée.13

Les données du recensement de 2006 mettent en évidence l’importance de revoir les définitions traditionnelles des termes « francophone » et « anglophone » pour les adapter aux réalités changeantes de la société canadienne. Comme nous l’avons déjà dit, les allophones utilisent les langues officielles dans la sphère publique, près de la moitié d’entre eux parlent le français ou l’anglais le plus souvent à la maison et environ les deux tiers en font un usage régulier à la maison. De plus, on compte un nombre croissant de ménages exogames14 français-anglais et aussi de ménages dont au moins l’un des membres est allophone. Les changements démographiques des dernières décennies montrent clairement que la notion de langue maternelle n’est plus un indicateur suffisant pour rendre compte de toute la complexité de l’identité linguistique et de l’usage des langues, tant dans la sphère publique que privée.

Les données du recensement nous offrent un aperçu de la situation linguistique au Canada. Ces données sont utiles, mais elles ne fournissent pas un portrait complet de la vitalité des communautés de langue officielle. Une enquête postcensitaire sur la vitalité des minorités de langue officielle réalisée par Statistique Canada visait à combler cette lacune et à enrichir l’information recueillie par le recensement.

L’enquête postcensitaire sur la vitalité des communautés de langue officielle

En décembre 2007, Statistique Canada a rendu publics les résultats de la toute première enquête sur la vitalité des communautés de langue officielle15. Cette enquête a été réalisée à l’automne 2006 auprès de 53 156 personnes (30 794 adultes et 22 362 enfants) vivant en situation minoritaire, c’est-à-dire dans les communautés de langue française à l’extérieur du Québec et dans celles de langue anglaise au Québec.

L’enquête avait pour but de faire l’état des lieux en fournissant des données sur différents aspects de la vie communautaire. Ces données permettent aux communautés de mieux connaître les facteurs de leur vitalité, de fonder leurs décisions stratégiques sur des faits et de fixer des objectifs à atteindre. Pour les intervenants gouvernementaux, elles représentent un outil d’élaboration de politiques publiques sans pareil. Il sera désormais plus facile d’établir des indicateurs de rendement, d’évaluer les effets de ses interventions et de faire des changements dans les programmes ou initiatives ayant pour objet l’épanouissement des communautés de langue officielle. Les données de l’enquête permettront également aux chercheurs de développer de nouvelles pistes de réflexion qui alimenteront non seulement les activités des communautés, mais aussi les interventions des gouvernements.

Thèmes principaux de l’enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle16 :

  • l’appartenance identitaire et la vitalité subjective;
  • l’utilisation des langues dans les activités quotidiennes;
  • l’accès et l’utilisation des soins de santé dans la langue de la minorité;
  • la fréquentation scolaire des enfants dont l’un des parents appartient à la minorité de langue officielle.

Cette enquête constitue une avancée considérable dans le domaine des langues officielles. Selon le commissaire, elle constitue une mesure positive en elle-même. Il tient à rappeler que l’initiative découle du Plan d’action 2003-2008 et que Statistique Canada a mis le projet en œuvre en collaboration avec le Secrétariat des langues officielles et plusieurs ministères et institutions fédérales, dont le Commissariat.

Un aperçu des communautés

L’enquête fournit de l’information sur la réalité vécue et perçue par les membres des communautés de langue officielle. Au nombre des aspects de la vitalité communautaire qui y sont traités, mentionnons la langue dans les activités quotidiennes, les services de santé, la fréquentation scolaire, l’appartenance identitaire et la perception que les citoyens des communautés de langue officielle ont de la vitalité de leur propre communauté.

En analysant les données de l’enquête postcensitaire, le commissaire retient les grands messages suivants :

  • Les membres des communautés de langue officielle s’identifient en grand nombre aux deux groupes linguistiques. Au Québec, près de 40 p. 100 des adultes anglophones s’identifient aux deux groupes linguistiques. De plus, 78 p. 100 des adultes francophones en situation minoritaire indiquent qu’il est important ou très important pour eux de pouvoir utiliser le français dans leur quotidien.

  • Le milieu influence les comportements langagiers des individus des communautés de langue officielle. Dans les communautés de langue française, plus le poids démographique relatif des francophones est élevé au sein de la municipalité de résidence, plus les gens se sentent à l’aise d’utiliser le français dans la sphère publique et privée. Dans le contexte du développement des commuautés, ce constat met en évidence l’importance de créer des milieux de vie et des infrastructures qui favorisent l’utilisation de la langue de la minorité. Chez la communauté anglophone au Québec, l’enquête montre une forte utilisaiton de l’anglais au quotidien chez les adultes. L’utilisation de cette langue semble être moins tributaire du poids démographique relatif des anglophones au sein de leur municipalité de résidence.

  • Le fait d’entendre et de parler leur seconde langue officielle n’a pas le même effet chez les adultes de langue française que chez les adultes de langue anglaise en situation minoritaire. Les données montrent qu’à l’extérieur du Québec, l’omniprésence de l’anglais façonne les comportements langagiers tant dans la sphère publique que privée. Par contre, au Québec, même si les jeunes adultes de langue anglaise sont exposés dès l’enfance au français, l’influence de cette langue semble négligeable sur le maintien de la langue maternelle puisque ces jeunes estiment malgré tout être plus à l’aise en anglais. Dans ce cas, on parle d’un bilinguisme additif : les anglophones maintiennent leur langue tout en devenant de plus en plus bilingues.

  • Dans certains cas, les perceptions ne reflètent pas les comportements langagiers. Par exemple, à l’extérieur du Québec, on utilise peu le français dans les activités quotidiennes, sauf dans certaines régions du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, et bon nombre de personnes déclarent l’anglais comme leur langue principale. Pourtant, ces mêmes personnes s’identifient tout de même à la communauté francophone. En outre, de très nombreuses personnes considèrent comme importants ou très importants le respect des droits linguistiques au sein de leur province, l’accès aux services gouvernementaux et l’accès aux services de santé dans la langue de la minorité. Dans les communautés d’expression anglaise du Québec, les réponses sont similaires, mais dans des proportions plus élevées.

  • Les adultes de langue anglaise au Québec sont plus pessimistes que ceux de langue française à l’extérieur du Québec en ce qui concerne la progression de la langue depuis 10 ans et les projections pour les 10 années à venir. Chez les répondants de langue française, le niveau d’optimisme est directement proportionnel à leur poids démographique dans la communauté. Dans les communautés d’expression anglaise du Québec, cette observation ne tient pas : la perception des anglophones de la vitalité de leur communauté ne dépend pas nécessairement du poids démographique de la communauté. Ces observations soulèvent des questions qui méritent d’être approfondies.

  • L’éducation dans la langue de la minorité est considérée comme primordiale, car elle conditionne en grande partie les comportements linguistiques ultérieurs.

  • Les parents jugent important que leur enfant parle le français. Plus précisément, lorsqu’ils sont en situation minoritaire, les francophones tiennent à ce que leurs enfants parlent leur langue maternelle, et les anglophones du Québec souhaitent que les leurs apprennent le français comme langue seconde. Compte tenu de cette valorisation du français clairement exprimée, il y a lieu de mettre en place les structures nécessaires pour mieux satisfaire à la demande.

  • Lorsqu’au moins un des deux parents d’une famille est francophone, on désire souvent inscrire les enfants à l’école française, mais l’accès à cette école constitue souvent un problème en milieu minoritaire. En effet, de nombreux parents qui ont inscrit leurs enfants à des programmes d’immersion française ou à des programmes réguliers en anglais auraient préféré les inscrire à l’école française. Ces parents déclarent que leurs enfants ne fréquentent pas l’école française en raison de la trop grande distance à parcourir, de l’inexistence d’une école à proximité ou encore parce qu’ils questionnent la qualité du programme d’enseignement.

La revitalisation de la communauté : tendances et perspectives d’avenir dans les communautés anglophones du Québec

Pour sensibiliser la population aux problèmes vécus par les communautés d’expression anglaise du Québec et de mobiliser ses leaders, le Quebec Community Groups Network (QCGN) a organisé une conférence nationale qui a eu lieu à l’Université de Montréal du 29 février au 2 mars 2008.

Plus de 200 leaders des communautés et partenaires du gouvernement ont participé à cet événement. Des ministres fédéraux et provinciaux ainsi que Graham Fraser, commissaire aux langues officielles actuel, et Victor C. Goldbloom, ancien commissaire, ont assisté aux cérémonies d’ouverture.

Les participants ont pu mesurer l’ampleur des récents problèmes et des dernières réalisations. On leur a fait un compte rendu factuel de la vitalité institutionnelle et démographique que connaissent les communautés d’expression anglaise. Le QCGN a ainsi donné l’occasion aux leaders des communautés de suggérer des pistes d’action dans plusieurs secteurs importants en matière de vitalité, comme la démographie, la santé, l’éducation, la justice et le leadership.

Le QCGN a consolidé son rôle de forum général sur les politiques qui s’exprime au nom de la communauté anglophone et qui a la capacité de mobiliser les principaux partenaires et d’organiser des débats sur les questions d’intérêt. Le réseau a aussi insisté sur l’importance d’accroître la participation de la population au processus de prise de décision, de donner aux organisations les moyens d’agir et de favoriser une démarche commune à l’égard des questions touchant les communautés d’expression anglaise.

Le QCGN se prépare à agir, avec l’aide de ses partenaires et en s’inspirant des idées et des pistes d’action suggérées pendant la conférence. Les pistes d’action suggérées seront bientôt présentées aux leaders des communautés17.

Le compte rendu de la conférence a été publié grâce à l’appui du Centre d’études ethniques des universités montréalaises, l’un des grands partenaires de l’évènement18.

Soulignons également la publication du rapport final de la Greater Montreal Community Development Initiative en septembre 2007. Ce rapport cerne les priorités et enjeux que les communautés d’expression anglaise du Grand Montréal ont en commun. Il recommande notamment la mise au point d’une stratégie de leadership communautaire plus collaborative. Un colloque aura lieu à la fin d’avril 2008 afin que le dialogue se poursuive et s’élargisse.

Le commissaire voit également qu’il existe des différences importantes non seulement d’une province à l’autre, mais aussi entre les régions d’une province donnée. Ce phénomène s’observe surtout au Québec où la majorité de la communauté d’expression anglaise est concentrée dans le Grand Montréal. Chaque communauté est unique en son genre et confrontée à des défis qui lui sont propres. Il y a donc lieu de tenir compte de ces réalités multiples pour appuyer la minorité anglophone et pour bâtir une francophonie canadienne forte.

En somme, l’enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle montre que la vitalité des communautés est un concept beaucoup plus large que celui de la langue parlée à la maison ou de la langue maternelle. Comme le soulignait le rapport annuel de 2005-2006 du Commissariat19, une vaste gamme de facteurs font qu’une communauté est en santé, forte et apte à surmonter ses difficultés. Elle montre aussi que le gouvernement et les intervenants communautaires doivent se pencher sur les nombreux enjeux liés à la vitalité, notamment l’éducation dans la langue de la minorité, l’accès aux services gouvernementaux, les soins de santé, l’identité et la perception de la vitalité. Jumelées à celles du recensement, les données de l’enquête permettent également de déterminer les secteurs qui nécessitent des investissements, soit la petite enfance, les arts et la culture, la relève dans les communautés minoritaires vieillissantes, le développement économique et l’accueil des nouveaux arrivants au sein des communautés de langues officielles.

Le sommet des communautés francophones et acadiennes

En juin 2007, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) a organisé le Sommet des communautés francophones et acadiennes qui a réuni environ 750 personnes issues de toutes les communautés pour réfléchir au développement des communautés et pour arrimer les efforts des organismes20. Au préalable, la Fédération avait procédé à une consultation dans les communautés pour tracer le portrait de leur évolution récente et discuter de l’avenir. Elle a ainsi pu cerner les principaux enjeux et établir des pistes d’action.

Le Sommet a été l’occasion pour les communautés francophones et acadiennes de se donner une vision commune du développement, de débattre des possibilités envisagées et de valider les objectifs stratégiques. Il traduit en quelque sorte la volonté commune de favoriser une approche concertée du développement pour que s’arriment les plans nationaux et locaux. La déclaration finale du Sommet, signée par 33 organismes, est un engagement collectif à agir résolument vers un avenir meilleur. Les communautés francophones et acadiennes aspirent toutes à pouvoir vivre en français en tout temps.

La Fédération souhaite pouvoir maintenir le rythme et l’engagement pris lors du Sommet dans les années à venir. Le forum des leaders, qui regroupe 40 organismes, se mobilise pour dresser un plan stratégique communautaire et souhaite la participation active des gouvernements.

Dans son étude intitulée Une vue plus claire21 qu’il a publiée en mai 2006, le Commissariat a invité tous les intervenants (communautés, gouvernements et chercheurs) à s’approprier les résultats de l’enquête postcensitaire et à prendre des mesures favorisant une plus grande vitalité communautaire.

D’abord, les communautés et les chercheurs doivent collaborer à la vulgarisation et à la diffusion des données. Pour que les communautés aient une plus grande emprise sur les conditions qui influent sur leur vitalité, elles doivent d’abord pouvoir faire une bonne lecture du portrait actuel.

Comme il reste une quantité impressionnante de données à analyser, les chercheurs doivent se mobiliser pour y parvenir. Ils pourront ainsi établir de nouvelles pistes de recherche, mieux comprendre la vitalité et proposer des mesures pour la renforcer.

Le commissaire souhaite que cette analyse donne un éclairage nouveau sur les enjeux mentionnés et bien d’autres, comme la trajectoire linguistique familiale et la capacité de vivre dans la langue de la minorité sous divers aspects, notamment à l'intention des jeunes de poursuivre des études postsecondaires, l'accès aux services de santé et le rapport des communautés avec la consommation de produits médiatiques dans leur langue. Diverses comparaisons par région, par tranches d'âge, par genre et autres variables sociodémographiques pourront être effectuées. Une meilleure connaissance de ces enjeux serait d’une grande utilité pour les communautés. Elle leur permettra non seulement de mieux se connaître, mais aussi d’évaluer leurs réussites et les aspects à améliorer et d’étayer leurs démarches auprès des décideurs.

Les gouvernements doivent aussi participer à la réflexion et à l’effort collectif. En particulier, les institutions fédérales doivent utiliser les données de l’enquête pour évaluer de manière critique leurs modes d’intervention. Elles peuvent ainsi concevoir des mesures positives fondées sur ces nouvelles connaissances et sur les priorités des communautés. Enfin, le gouvernement fédéral doit envisager la collecte de données sur les communautés de langue officielle comme un exercice permanent. Il sera important de reconduire l’enquête afin de saisir une nouvelle fois les données sur les communautés de langue officielle et de mieux évaluer les progrès accomplis.

Belle réussite : le commissaire aux services en français de l'Ontario

Le 1er août 2007, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la nomination de François Boileau à titre de premier commissaire aux services en français. Le commissaire doit principalement mener des enquêtes et faire rapport quant à l'application de la Loi sur les services en français, suivre les progrès des organismes gouvernementaux de la province qui sont assujettis à cette Loi et conseiller le ministre délégué aux affaires francophones sur des questions afférentes. Le commissaire doit également présenter un rapport annuel au ministre qui sera ensuite déposé à l'Assemblée législative. La création de cette fonction constitue une avancée majeure pour assurer que les francophones de l'Ontario ont accès aux services auxquels ils ont droit.

LES ÉTUDES SUR LA VITALITÉ DES COMMUNAUTÉS : LA PAROLE ACCORDÉE AUX INTERVENANTS

Au cours de l’année, le commissaire a poursuivi son programme de recherche sur la vitalité des communautés de langue officielle. À l’automne 2007, le commissaire a lancé successivement trois études sur la vitalité de communautés francophones en milieu urbain (Winnipeg, Sudbury et Halifax)22. Ces études ont mis en lumière les facteurs de réussite de ces communautés et ont dégagé des indicateurs de vitalité dans quatre secteurs d’activités, soit la gouvernance communautaire, les services gouvernementaux, l’immigration et la santé.

Ces études se fondaient sur une approche participative où les acteurs communautaires ont établi eux-mêmes les principaux facteurs de vitalité de leur communauté. Ce travail de terrain s’est donc inscrit dans la continuité des efforts de développement qui ont cours à l’échelle locale dans les secteurs étudiés. Ces études ont permis aux intervenants communautaires de faire avancer la réflexion sur les enjeux liés à la vitalité, les moyens d’agir sur leur développement et la mesure des progrès dans le temps.

Les résultats de la recherche concernent également les institutions publiques qui ont souvent du mal à comprendre ou à établir clairement les besoins des communautés. Lorsque les membres des communautés s’entendent sur les enjeux et les objectifs de vitalité dans un secteur donné, le dialogue et les partenariats avec les gouvernements deviennent plus faciles et plus fructueux. Compte tenu de leurs obligations, les institutions fédérales devraient porter une attention particulière aux efforts locaux et régionaux de mobilisation communautaire.

Par ailleurs, plusieurs mois après leur publication, les études du commissaire soulèvent encore un intérêt et des discussions dans les communautés de Sudbury, de Winnipeg et d’Halifax. Certains leaders communautaires s’en inspirent pour réviser leurs plans stratégiques de développement communautaire ou en lancer de nouveaux. À Sudbury par exemple, les leaders ont entrepris d’élaborer un plan de développement multisectoriel pour la communauté. Sous la gouverne du Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario et l’Association canadienne-française de l’Ontario du Grand Sudbury, les intervenants comptent d’organiser des états généraux en juin 2008.

En outre, en 2007, le commissaire a poursuivi son étude sur la vitalité en amorçant l’examen de la situation dans trois communautés anglophones du Québec : dans les Cantons de l’Est, à Québec et en Basse-Côte-Nord. Grâce à une démarche participative similaire à celle adoptée en 2006 pour les communautés francophones, le commissaire a pu tracer un portrait des indicateurs de vitalité dans divers secteurs d’activité.

L’étude a donné l’occasion aux intervenants des trois communautés anglophones de mettre en relief et de mieux comprendre les réalités auxquelles elles sont confrontées. Les trois communautés étudiées accordent une importance particulière aux enjeux liés à la jeunesse, à la santé et aux services sociaux, mais les secteurs des arts et de la culture, du développement économique, de la visibilité, du leadership et de la relève ont aussi été étudiés. L’étude a aussi permis d’observer à quel point les gens tiennent à leur communauté et tout ce qu’ils sont prêts à mettre en œuvre pour qu’elle demeure. Les leaders cherchent à mobiliser leur communauté malgré son faible poids démographique, l’absence de structures culturelles locales et l’exode des jeunes. L’étude du Commissariat a donné l’occasion aux intervenants des communautés étudiées de se doter d’outils d’intervention et de mesure de la vitalité.

Les études sur la vitalité des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire constituent un tremplin pour établir un dialogue entre les intervenants, c’est-à-dire les communautés, les gouvernements et les chercheurs. Le commissaire entend poursuivre sa réflexion et favoriser les échanges sur le sujet.

Belle réussite : les forums de la communauté anglophone de la Basse-Côte-Nord

En mars 2006, le Comité d’employabilité et de développement économique communautaire de la Basse-Côte-Nord a organisé Célébration 2006, une série de forums communautaires dans chacune des cinq municipalités de la Basse-Côte-Nord. Célébration 2006 visait à recueillir des idées et l’apport des membres des collectivités afin d’enrichir le plan de développement social de la région, qui accorde la priorité au développement et à la stabilité à long terme. Une première en Basse-Côte-Nord, cette activité a réuni des membres des collectivités qui ont examiné la possibilité d’exploiter les atouts de leur milieu et de saisir les occasions pour assurer leur développement. Les principaux thèmes abordés ont été le tourisme, les communications et la collaboration des collectivités.

Les forums ont permis aux participants d’établir les priorités locales en matière de développement. Ils ont aussi servi de fondement à l’organisation du forum économique régional qui s’est tenu à Chevery les 7 et 8 février 2008, sous la direction du Conseil des maires de la Basse-Côte-Nord. L’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et des organismes publics et privés ont contribué financièrement à cette initiative.

À la suite de cette initiative, huit plans de développement local et une stratégie de développement régional sont en cours d’élaboration. Ils visent à favoriser la mise en œuvre d’initiatives et de projets communautaires concrets qui répondront aux besoins socioéconomiques uniques des collectivités de la Basse-Côte-Nord.

L’ÉTUDE SUR LES ORGANISMES SUBVENTIONNAIRES

La recherche constitue indéniablement un pilier important de la vitalité des communautés. Elle aide à la fois aux communautés à mieux se connaître et se reconnaître, et les gouvernements à comprendre les besoins et les problèmes de ces communautés. Cependant, la recherche et la diffusion de ses résultats exigent temps et efforts. Elles requièrent donc des structures d’appui financier. En 2007, le commissaire s’est penché sur le rôle des organismes fédéraux de financement de la recherche en matière de promotion des langues officielles.

Les organismes subventionnaires fédéraux comptent parmi les institutions fédérales qui doivent réviser leurs politiques et programmes à la lumière de la partie VII de la Loi pour s’assurer que les communautés de langue officielle reçoivent un traitement équivalent à celui accordé à la communauté majoritaire. Le commissaire a examiné de près cette question pour vérifier si ces organismes s’acquittent de leurs responsabilités en matière d’appui aux chercheurs de langue officielle en situation minoritaire et à la recherche sur les langues officielles.

L’étude a montré que les chercheurs des petites universités de langue officielle en situation minoritaire se heurtent à des obstacles de toute sorte. Les chercheurs consultés ont souligné des difficultés inhérentes à la recherche dans les petits établissements postsecondaires en situation minoritaire. À l’échelle nationale, l’anglais domine toujours comme langue de publication. En outre, les comités de pairs n’ont pas toujours la capacité d’évaluer les demandes de subvention soumises en français, et ils sont peu sensibilisés aux réalités particulières de leurs collègues voulant travailler en français, qui œuvrent dans des petits établissements de langue officielle en situation minoritaire ou qui étudient des questions liées aux langues officielles. Ces petits établissements d’enseignement doivent aussi composer avec l’absence d’infrastructures de recherche, l’isolement physique et intellectuel des chercheurs du reste de la communauté scientifique ainsi que les charges d’enseignement et d’administration plus importantes. Dans le cas du Québec, l’étude souligne le manque de recherches sur la communauté anglophone et l’absence d’institut ou de réseau de chercheurs voué aux collectivités anglophones. Bref, les chercheurs des communautés de langue officielle doivent relever de grands défis.

Néanmoins, le commissaire perçoit des signes encourageants. Premièrement, l’étude a permis de constater que des organismes subventionnaires ont adopté bon nombre de pratiques exemplaires. Par exemple, certains d’entre eux se sont engagés à intégrer les communautés de langue officielle et la dualité linguistique dans leurs plans de recherche et à leur accorder plus d’importance.

De plus, la volonté des intervenants de collaborer est manifeste. Lors d’un forum de discussion tenu en novembre 2006, les chercheurs et les organismes subventionnaires ont proposé des idées et des pratiques novatrices destinées à encourager la recherche dans les établissements en milieu minoritaire et à favoriser la recherche en lien avec la dualité linguistique.

En janvier 2008, après avoir analysé les défis et les pratiques exemplaires, le commissaire a publié son rapport intitulé Le rôle des organismes fédéraux de financement de la recherche dans la promotion des langues officielles23. Il y formule neuf recommandations, dont huit à l’intention des organismes fédéraux de financement de la recherche.

Les retombées de ce rapport n’ont pas tardé à se faire sentir. Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), qui ont pour mandat d’appuyer la recherche susceptible d’améliorer la santé de la population canadienne, ont rapidement réagi. Dès février 2008, les IRSC ont proposé un plan d’action comportant diverses améliorations à l’Initiative de recherche sur la santé des communautés de langues officielles, lancée en 2004. Le plan comprend cinq objectifs concrets et des indicateurs de rendement précis visant à maintenir les pratiques exemplaires actuelles et à en adopter d’autres.

Un exemple de mesures découlant du plan d’action des Instituts de recherche en santé du Canada

En juin 2008, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en collaboration avec l’Université d’Ottawa, donneront un institut d’été sur la santé des communautés de langue officielle, en vue d’accroître le nombre de chercheurs qui s’intéressent à ce domaine de recherche. Les IRSC offriront ensuite tous les trois ans un institut d’été portant sur la recherche sur la santé des communautés de langue officielle.

On peut relever d’autres exemples de collaboration fructueuse entre les institutions au profit des communautés. Un Symposium sur les enjeux de recherche en matière de langues officielles a réuni, en janvier 2008, plus de 165 intervenants communautaires, chercheurs et décideurs des gouvernements provenant de partout au pays. Il avait pour but de dégager les principaux défis des intervenants et d’explorer des pistes d’action pour encourager la recherche sur les langues officielles et la dualité linguistique. Le Comité interministériel de coordination de la recherche sur les langues officielles étudie maintenant les résultats du Symposium.24

L’étude sur les arts et la culture

Dans les communautés de langue officielle, on reconnaît le rôle primordial des arts et de la culture dans la formation d’un fort sentiment d’appartenance à la communauté et au groupe linguistique. Les activités artistiques et culturelles sont vues comme d’importants facteurs de rétention dans les petites communautés, car elles améliorent la qualité de vie et contribuent à la vitalité économique de la communauté. Pourtant, les artistes et les groupes culturels et artistiques qui œuvrent dans les communautés de langue officielle sont aux prises avec des enjeux particuliers, notamment le marché restreint, les difficultés de diffusion sur un vaste territoire et le manque de ressources et d’infrastructures culturelles.

Au cours de l’année, le commissaire s’est justement intéressé à cette question. Il s’est demandé si les programmes fédéraux soutiennent suffisamment les arts et la culture au sein des communautés de langue officielle. Il a donc commandé une étude qui a porté plus particulièrement sur les programmes fédéraux qui accordent du soutien direct aux artistes et aux organismes artistiques et culturels, notamment les programmes de soutien offerts par Patrimoine canadien, le Conseil des Arts du Canada, l’Office national du film, Téléfilm Canada, le Centre national des Arts et les administrateurs du Fonds canadien de la musique, soit FACTOR et MUSICACTION.

L’étude a révélé que plusieurs mesures ont été prises ces dernières années pour augmenter et améliorer le soutien accordé aux artistes et organismes œuvrant dans les communautés de langue officielle. Par exemple, le Partenariat interministériel avec les communautés de langue officielle et l’Entente multipartite sur les arts et la culture ont eu un impact positif. Depuis 10 ans, on a donc assisté à une augmentation nette des investissements dans le domaine des arts et de la culture dans les communautés de langue officielle. Toutefois, le commissaire observe aujourd’hui un certain essoufflement dans plusieurs programmes.

Dans certains cas, les programmes ont été modifiés afin qu’ils offrent un soutien amélioré ou mieux adapté aux besoins des artistes et des communautés. À titre d’exemple, le Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition utilise une formule spéciale pour calculer les subventions destinées aux maisons d’édition de la minorité linguistique. Toutefois, il s’avère que ces programmes sont peu nombreux, et ils ne s’inscrivent pas dans une politique globale, ni dans un plan d’investissement à long terme. Par conséquent, le secteur des arts et de la culture dans les communautés de langue officielle n’arrive pas à surmonter les obstacles auxquels il se heurte ni à assurer sa pérénnité.

Parmi les autres enjeux de taille qui touchent le secteur des arts et de la culture, mentionnons :

  • l’insuffisance des infrastructures culturelles dans les petites communautés;

  • le manque de visibilité des artistes des communautés de langue officielle au sein de leur propre communauté linguistique et auprès de la majorité;

  • des modes de financement actuels qui ne permettent pas aux organismes d’assurer leur croissance à long terme;

  • des critères de programme qui sont quelquefois limitatifs;

  • le manque de représentation au sein de certains organismes.

Le commissaire a donc formulé une série de recommandations visant à favoriser l’élaboration d’une nouvelle vision des arts et de la culture dans les communautés de langue officielle. Il s’est réjoui que Bernard Lord recommande récemment que les arts et la culture fassent partie de l’initiative qui succéderait au Plan d’action 2003-2008.

Belle réussite : les services bilingues dans les communautés de langue officielle

Ces dernières années, bon nombre de municipalités ou d’organismes francophones en situation minoritaire ont lancé des projets afin d’accroître l’offre de services bilingues dans leur communauté. Voici deux exemples de pratiques exemplaires selon Patrimoine canadien25:

  • En partenariat avec la Société de développement économique de la Colombie-Britannique et Tourisme Colombie-Britannique, l’Association des francophones de Nanaimo a élaboré un plan d’action pour attirer les touristes francophones dans cette région. Pour atteindre cet objectif, les partenaires ont entrepris une campagne de marketing auprès des entreprises susceptibles d’offrir des services aux touristes francophones pendant ou après les Jeux olympiques de Vancouver. De nombreux services sont offerts gratuitement aux entreprises qui participeront à l’initiative : l’accès à la ligne téléphonique « Bonjour » dont les préposés peuvent répondre en français aux questions des clients, un logo indiquant le niveau de service offert en français, des ateliers de sensibilisation donnés aux employés et des cours fournis aux gens d’affaires, etc.

  • Le projet Avantage Saint John Advantage, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, fait aussi des vagues. L’Association Régionale de la Communauté francophone de Saint-Jean, Entreprise Saint John et le Bureau de commerce de Saint John ont uni leurs efforts pour lancer ce projet visant à favoriser le bilinguisme dans les commerces de la ville. De nombreux outils de marketing ont été créés, dont un répertoire de commerces bilingues, des affiches, une trousse de sensibilisation et un logo. Le projet vise aussi à attirer les entreprises qui privilégient le bilinguisme et à inciter les jeunes à devenir bilingues. Le conseil scolaire et Canadian Parents for French ont donc lancé une campagne de sensibilisation intitulée « Continuer en français » afin de convaincre les jeunes de l’utilité du français dans le milieu de travail.

Notes

12 Statistique Canada, Le portrait linguistique en évolution, Recensement de 2006, produit no 97-555-XIF au catalogue de Statistique Canada, Ottawa, 2007, www12.statcan.ca/francais/census06/analysis/language/index.cfmSite du gouvernement.

13 La première langue officielle parlée est une variable obtenue à partir des réponses aux questions du recensement qui touchent la connaissance des langues officielles, la langue maternelle et la langue parlée à la maison.

14 Dans ce contexte, l’exogamie est l’union de conjoints de langue maternelle différente.

15 Statistique Canada, Les minorités prennent la parole : résultats de l’Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle, produit no 91-548-XWF au catalogue de Statistique Canada, Ottawa, décembre 2007, www.statcan.ca/francais/freepub/91-548-XIF/91-548-XIF2007001.pdfSite du gouvernement.

16 Ibid.

17 Pour de plus amples renseignements sur ces pistes d’action particulières, consulter le site Web du QCGN à l’adresse www.qcgn.com/page.asp?intNodeID=18964&switchlang=trueSite externe.

18 Pour prendre connaissance du compte rendu, consulter le site Web du QCGN ou du Centre d’études ethniques montréalaises à l’adresse www.ceetum.umontreal.caSite externe.

19 Commissariat aux langues officielles, Rapport annuel 2005-2006, Ottawa, 2006, p. 35.

20 Pour consulter les actes du Sommet des communautés francophones et acadiennes, voir le site Web de la Fédération des communautés francophones et acadienne à l’adresse www.fcfa.ca/media_uploads/pdf/698.pdfSite externe.

21 Commissariat aux langues officielles, Une vue plus claire : évaluer la vitalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire, Ottawa, 2006.

22 Pour de plus amples renseignements sur ces études, consulter le site Web du Commissariat à l’adresse www.languesofficielles.gc.ca/html/etudes_studies_f.php.

23 Pour de plus amples renseignements sur ces études, consulter le site Web du Commissariat à l’adresse www.languesofficielles.gc.ca/html/etudes_studies_f.php.

24 Les présentations du Symposium sont publiées sur le site Web de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques à l’adresse www.cirlm.ca/index.php?lang=fnSite externe.

25 Pour de plus amples renseignements sur les autres initiatives retenues par Patrimoine canadien, consultez le site Web du Ministère à l’adresse www.patrimoinecanadien.gc.ca/progs/lo-ol/sb-bs/bestpract_f.cfmSite du gouvernement.



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