CHAPITRE III - CONCLUSION

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En modifiant la Loi sur les langues officielles en 2005, les parlementaires canadiens ont voulu renforcer leur engagement à l’égard de la promotion de l’anglais et du français au Canada. Ce faisant, ils ont clarifié et renforcé l’obligation des institutions fédérales dans la promotion de la dualité linguistique et le développement des communautés de langue officielle. Le présent chapitre a montré que le gouvernement n’a pas utilisé à sa pleine mesure le potentiel des modifications apportées à la Loi et que les institutions fédérales ont encore beaucoup de travail à faire pour concrétiser l’engagement du Parlement.

Il y a encore fort à faire, notamment dans le domaine de l’apprentissage de la langue seconde. À cet égard, les efforts du gouvernement fédéral doivent appuyer ceux des ministères provinciaux et territoriaux de l’Éducation, qui ont la responsabilité de gérer les programmes d’apprentissage de la langue seconde. En fait, il existe encore de nombreux obstacles à la mobilité, aux échanges et à l’importance de la deuxième langue dans les programmes. De plus, il y a lieu d’améliorer la qualité des programmes d’apprentissage linguistique et d’en favoriser l’accès et de promouvoir une meilleure collaboration entre les administrateurs scolaires, les enseignants et les autorités ministérielles.

En outre, il importe que l’image du Canada qui est projetée à l’étranger reflète sa dualité linguistique. Le corps diplomatique canadien et les organisateurs des Jeux olympiques de 2010 doivent notamment présenter un portrait fidèle de la dualité linguistique du pays.

Ce chapitre a aussi traité de nombreux enjeux touchant la vitalité des communautés de langue officielle. Les données statistiques et les études du Commissariat devraient rappeler à tous les intervenants – communautés, institutions gouvernementales et chercheurs – l’importance de leur contribution aux connaissances collectives sur la vitalité de ces communautés. Grâce à la collaboration et au partenariat, chacun peut contribuer à ouvrir la voie vers une vitalité accrue.

Ainsi, il reste de nombreux défis à relever en matière de promotion de la dualité linguistique et de vitalité des communautés. Puisque le Plan d’action 2003-2008 doit être renouvelé, le commissaire y voit une occasion unique de donner une nouvelle impulsion à l’avancement des  langues officielles. Il accueille donc favorablement le rapport présenté par monsieur Bernard Lord à la suite de ses consultations et souhaite que la ministre des Langues officielles mette en œuvre les recommandations, dans les meilleurs délais, afin que le dossier des langues officielles progresse.



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