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Vérification du système d’instruction individuelle et d’éducation des Forces canadiennes

Le système d’instruction individuelle et d’éducation permet aux Forces canadiennes d’accomplir de façon efficace leur mandat au Canada comme à l’étranger et constitue un élément essentiel du cheminement de la carrière de tous les militaires. Le respect des langues officielles dans le cadre de ce système revêt donc une importance capitale.

Objectif

La vérification visait à déterminer si les militaires des deux groupes linguistiques avaient accès à l’instruction dans la langue officielle de leur choix et à s’assurer qu’il n’y avait pas de barrières à l’emploi ou à l’avancement en raison de leur choix de langue d’instruction.

Cueillette des données

La vérification a commencé en juin 2008, et les données ont été recueillies de septembre 2008 à janvier 2009. Lors de visites dans les établissements d’instruction des Forces canadiennes ainsi qu’au Quartier général de la Défense nationale, l’équipe de vérification a rencontré plus de 600 personnes, dont 250 étudiants de tous les services.

Résultats

Dans le cadre de la vérification, nous avons évalué quatre volets clés liés aux langues officielles au sein du système d’instruction individuelle et d’éducation :

  • la planification stratégique et opérationnelle;
  • la gouvernance;
  • le recrutement, les affectations et l’avancement des militaires;
  • la formation en langue seconde.

Nous avons constaté que les Forces canadiennes n’ont toujours pas réussi à régler certains problèmes en matière d’instruction et d’éducation, ce qui les empêche de se conformer entièrement à la Loi sur les langues officielles. S’il y a des signes encourageants de changement, il reste certains problèmes qui perdurent depuis longtemps.

Principaux problèmes

    • Des lacunes dans la planification stratégique et opérationnelle empêchent les Forces canadiennes d’évaluer efficacement le nombre de cours requis dans chaque langue officielle.
    • Le temps d’attente pour les cours dans la langue officielle de choix du militaire est souvent long.
    • Il y a une importante pénurie d’instructeurs capables de donner des cours dans les deux langues.
    • Les langues officielles ne sont pas considérées comme des éléments essentiels du cadre de gestion de l’instruction individuelle et de l’éducation.
    • Les Forces ne sont pas toujours en mesure de fournir le matériel pédagogique dans les deux langues.
    • Elles éprouvent de sérieuses difficultés à affecter les militaires qui ont terminé leur formation dans une langue et qui souhaitent poursuivre leur carrière dans cette langue.
    • Il reste un trop grand nombre d’officiers de grades supérieurs qui ne satisfont pas aux exigences linguistiques de leurs grades, y compris des commandants d’établissements d’enseignement.
    • Les langues officielles doivent être prises en compte au moment de l’élaboration de nouveaux programmes d’études et de l’établissement de mesures du rendement.
    • Il faudrait mieux intégrer les besoins en formation en langue seconde à la planification de l’instruction individuelle et de l’éducation ainsi qu’à la gestion des carrières.

Afin de résoudre ces problèmes, le commissaire aux langues officielles a fait 20 recommandations à l’intention des Forces canadiennes. Dans l’ensemble, ces recommandations visent à mieux intégrer les langues officielles à la planification, à la gestion et aux processus du système d’instruction individuelle et d’éducation.

Pour leur part, les Forces se sont engagées, dans un plan d’action, à prendre certaines mesures pour mettre en œuvre les recommandations du commissaire. Le Commissariat a l’intention d’effectuer le suivi nécessaire des différentes initiatives que les Forces canadiennes ont prévu prendre.