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Sonder l'opinion publique de temps à autre s'avère indispensable pour bien saisir l'opinion des Canadiens et des Canadiennes quant à la question des langues officielles et pour en mesurer l'évolution. C'est d'ailleurs ce que le Commissariat aux langues officielles a voulu faire en demandant à Decima Research d'ajouter quelques questions sur les langues officielles dans un sondage omnibus. Comme la plupart des questions sont identiques à celles posées en 2003 lors d'un exercice semblable, il est possible de dégager certaines tendances.
Les résultats révèlent que la politique canadienne sur les langues officielles fait de plus en plus partie du tissu social canadien et de ce qui nous définit comme pays.
Voici les faits saillants de l'enquête sur l'opinion publique1:
- Une forte majorité de Canadiens et de Canadiennes sont personnellement en faveur du bilinguisme pour l'ensemble du pays (72 %) ainsi que pour leur propre province (70 %). Il s'agit d'une importante augmentation depuis 2003 (56 %), à cause de l'appui accru des anglophones. Chez les jeunes de 18 à 34 ans, l'appui au bilinguisme canadien s'élève à 80 %.
- Certaines nouvelles questions permettent de mieux évaluer les fondements de cet appui à l'égard du bilinguisme et de l'égalité linguistique. Par exemple, 77 % des Canadiens et des Canadiennes estiment que si plus de ressources sont nécessaires pour assurer à la minorité francophone (ou anglophone, au Québec) une éducation de qualité égale à celle que reçoivent les enfants de la majorité, ces ressources devraient être affectées.
Non seulement les deux langues officielles ont-elles fait du Canada du 21e siècle un pays plus ouvert, mais elles ont aussi engendré plus de solidarité entre les deux groupes de langue officielle. En effet, 82 % des francophones et 74 % des anglophones estiment que les deux groupes de langue officielle devraient jouir d'une éducation de qualité égale, et ils sont disposés à fournir plus de ressources à la minorité pour permettre d'atteindre cette norme.
D'autre part, la population canadienne continue de voir le bilinguisme comme un avantage, tant au niveau personnel qu'économique : le bilinguisme est l'un des atouts les plus enrichissants que l'on peut posséder (84 %) et constitue un facteur de réussite au pays (84 %) et dans le monde (89 %). Pour la plupart des Canadiens et des Canadiennes, le bilinguisme entraîne l'apprentissage d'une seconde langue officielle, bien qu'il y ait un intérêt croissant pour apprendre aussi d'autres langues.
Finalement, pour sept Canadiens sur dix, le fait de vivre dans un pays où il y a deux langues officielles permet de définir ce que signifie être un Canadien.
Au nom du Commissariat aux langues officielles, Decima Research a ajouté neuf questions à son sondage téléphonique mené entre le 2 et le 13 février 2006 auprès de 2000 Canadiens et Canadiennes. Notons qu'au Québec, 1000 personnes ont été sondées au sujet des questions 6 et 7 respectivement.
Les résultats d'un sondage de cette envergure comportent une marge d'erreur de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20. Pour les sous-échantillons de taille inférieure (1000 personnes), la marge d'erreur est plus élevée (3,1 %) également 19 fois sur 20.
La marge d'erreur est plus élevée pour de plus petits sous-ensembles.
1 Ce sondage a été réalisé par téléphone en février 2006 auprès d'un échantillon de 2 000 répondants de 18 ans et plus. Sa marge d'erreur est de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20.


