Vers l'égalité véritable des langues officielles : la langue de travail dans les institutions fédérales au Nouveau-Brunswick
MÉTHODOLOGIE
- Il s’agit de la troisième d’une série d’études prévues par le Commissariat aux langues officielles sur la dynamique entourant l’usage des deux langues officielles dans les milieux de travail bilingues de l’administration fédérale. La première étude a été publiée en mars 2004 et la deuxième, en avril 2005.
- La présente étude se fonde sur une recherche effectuée en deux parties. Dans la première partie, un sondage a été effectué auprès de 1 800 fonctionnaires fédéraux occupant un poste bilingue au Nouveau-Brunswick. Au total, 515 questionnaires ont été remplis, ce qui équivaut à un taux de réponse global de 29 p. 100. Deuxièmement, des groupes de discussion ont eu lieu au Nouveau-Brunswick avec des fonctionnaires occupant des postes bilingues, ainsi qu’en Nouvelle-Écosse (à Halifax) avec des fonctionnaires occupant des postes bilingues et qui offrent des services personnels et centraux bilingues aux employés du Nouveau-Brunswick.
CONSTATS
- Les participants aux groupes de discussion ont noté qu’un changement culturel est en train de prendre place au sein de la fonction publique. On dénote une plus grande tolérance envers l’usage des deux langues officielles, qui se manifeste notamment dans la correspondance et dans les communications verbales.
- Il y a une plus grande demande pour l’accès à la formation linguistique et au maintien des acquis.
- 98 p. 100 des employés ont une connaissance de l’anglais et 26 p. 100 sont anglophones unilingues. Les francophones disent bien maîtriser l’anglais, tandis que les anglophones, qui occupent la majorité des postes de gestionnaires, reconnaissent avoir une aisance moindre à utiliser le français.
- Les francophones possèdent une excellente connaissance de l’anglais, puisqu’ils l’utilisent couramment comme langue de travail, surtout lors des réunions. Parallèlement, les anglophones déplorent leur sous-utilisation du français, qui amenuise sans cesse leur assurance à en faire usage.
- La supervision ainsi que les services centraux et personnels offerts à partir des bureaux situés dans la région unilingue anglaise de Halifax ne permettent pas le respect des droits linguistiques des francophones du Nouveau-Brunswick.
- On note une méconnaissance des droits et des obligations des fonctionnaires relativement à la Loi sur les langues officielles.
- Dans certaines institutions, on remarque que des changements positifs ont eu lieu, et ils sont attribuables au soutien de la haute direction.
RECOMMANDATIONS
- La commissaire réitère cinq recommandations des études précédentes sur la langue de travail et en émet six nouvelles. Ces recommandations portent sur trois domaines d’intervention stratégique : le leadership, la formation linguistique et la culture organisationnelle propice au respect des droits linguistiques. Elles sont adressées à l’Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique, à l’École de la fonction publique du Canada, à la Commission de la fonction publique et au Secrétariat du Conseil du Trésor.


