Accueil > Archives > Événements > Vancouver 2010, une occasion en or > Février 2009 > Le rôle crucial du système d’éducation pour créer des citoyens bilingues : le Nouveau-Brunswick comme microcosme du Canada

Le rôle crucial du système d’éducation pour créer des citoyens bilingues : le Nouveau-Brunswick comme microcosme du Canada

Sally Rehorick
Centre de didactique des langues secondes
Université du Nouveau-Brunswick

« Les personnes qui portent l’épinglette du Commissariat aux langues officielles témoignent de leur engagement à promouvoir des relations humaines harmonieuses entre les composantes francophone et anglophone du tissu social canadien. »
(Commissariat aux langues officielles, Rapport annuel 2002 2003)

Dans son rapport annuel (2002 2003), la commissaire aux langues officielles (CLO) souligne particulièrement le « leadership éclairé » du Nouveau Brunswick (p. 120) dans la promotion de la dualité linguistique. La nouvelle Loi sur les langues officielles de la province, la déclaration récente adoptée par Moncton pour devenir une ville officiellement bilingue et la nomination d’un commissaire aux langues officielles sont considérés comme d’importantes mesures, non seulement pour le Nouveau Brunswick, mais aussi pour la société canadienne dans son ensemble. En tant qu’unique province officiellement bilingue du Canada, le Nouveau Brunswick garantit maintenant, grâce à la Loi, un accès aux services, notamment ceux offerts par les soins de santé, la justice, la municipalité et la police, dans les deux langues officielles. La nouvelle loi est lourde de conséquences et, comme le souligne la commissaire Adam dans son rapport, « la communauté a maintenant les yeux tournés vers le gouvernement du Nouveau Brunswick, car elle tient à ce que l’application de la loi fasse progresser l’égalité du français et de l’anglais. » (p. 121).

En tant que résidente du Nouveau Brunswick dont la vie personnelle et professionnelle est intimement liée au statut bilingue de la province, je ne peux que me réjouir de ce pas important. Néanmoins, je ne me berce pas d’illusions quant à l’ampleur des défis qu’il faudra relever pour répondre à ces attentes. Afin de définir les étapes progressives à franchir, nous devons absolument examiner la façon de nous y prendre pour préparer le mieux possible les ressources humaines de la province à fonctionner efficacement dans cette nouvelle réalité. Les initiatives vantées dans le rapport annuel de la CLO visent principalement le monde des adultes : le marché du travail, le système juridique, les autorités locales, les municipalités et ainsi de suite. Toutefois, les objectifs en matière de dualité linguistique et de rapprochement (soit l’égalité du français et de l’anglais, l’intégration, la tolérance et l’entente interculturelle) ne se concrétisent pas « par magie » à l’arrivée des gens sur le marché du travail. En l’absence d’un système d’éducation efficace, ces objectifs ne seront probablement jamais atteints. Voici ce que la commissaire dit de l’importance du système d’éducation pour l’atteinte des objectifs en matière de dualité linguistique : « c’est toujours plus facile de finir la construction d’une maison quand celle ci a une fondation et une charpente solides » (allocution prononcée pour l’Association canadienne des professeurs de langues secondes et l’Association canadiennes des professeurs d’immersion, 2002). Et c’est le système d’éducation qui constitue cette solide fondation.

Le Nouveau Brunswick est un microcosme pour l’ensemble du Canada par sa composition linguistique. En effet, au Nouveau Brunswick, la répartition linguistique présente des caractéristiques semblables à celles du Canada : des régions à majorité de langue anglaise et d’autres à majorité de langue française; des régions à minorité francophone et d’autres à minorité anglophone; puis, des zones bilingues où chaque langue peut être considérée comme majoritaire. De plus, le Nouveau Brunswick présente bon nombre des mêmes courants de fond de malentendus et, dans certains cas, d’intolérance et de suspicion constatés ailleurs au pays. Le père de famille de Saint-George, au sud de la province, qui a refusé que sa fille suive des cours de français à l’école en alléguant qu’elle n’aurait jamais à utiliser cette langue peut facilement rejoindre l’opinion d’un parent de l’Ouest canadien. Le diplômé unilingue francophone de l’école secondaire de Shippagan, au nord du Nouveau Brunswick, peut bien trouver l’âme sœur à Chicoutimi. La majorité de la population de Grand Falls, qui passe si naturellement de l’anglais au français et vice versa qu’elle ne sait pas quelle langue l’emporte sur l’autre, peut être transplantée à Saint-Boniface, à Ottawa ou à Saint Paul (Alberta).

L’éducation, et particulièrement l’enseignement des langues secondes, constitue un élément essentiel à l’atteinte des objectifs de 2013 et un mécanisme de premier ordre pour parvenir à des « relations humaines harmonieuses » (Rapport annuel de la CLO 2002 2003) qui vont au delà du simple signe de reconnaissance entre les groupes linguistiques. Comme le souligne la commissaire, le Nouveau Brunswick est le porte étendard de la dualité linguistique de nombreuses façons. Nous disposons au Nouveau Brunswick d’un avantage comparatif grâce aux groupes linguistiques qui y coexistent en entretenant une relation fructueuse. Il est maintenant temps de réfléchir avec créativité pour passer à l’étape suivante.

Examinons d’abord les objectifs à atteindre

Avant de déterminer la façon d’atteindre les objectifs de 2013, nous devons examiner en quoi consistent leurs implications exactement. On peut commencer en définissant le mot « bilingue ». Renvoie t il à la « maîtrise égale » des deux langues? Il ne serait pas raisonnable de demander au système d’éducation de produire des diplômés parfaitement bilingues. Cela dit, nous devrions tout de même nous attendre à ce que les diplômés soient en mesure de tenir une conversation plus poussée que de simplement commander un repas ou demander leur chemin. Quelque part entre ces deux extrêmes se trouve un niveau seuil de bilinguisme atteignable pour affronter les diverses situations qui exigent l’utilisation des deux langues. L’élève qui a appris sa langue seconde à l’école n’est pas en mesure de transférer automatiquement ces connaissances dans d’autres milieux, comme au travail, ni de tenir une conversation, par exemple, sur la santé avec un pharmacien. Pour y arriver, il faut un bain de langue seconde et un enseignement plus poussé. Le système d’éducation peut offrir une « fondation solide » sur laquelle bâtir, mais il ne peut former des étudiants dotés de compétences équivalentes à celles d’un locuteur natif. On fait face aux mêmes limites des cours de biologie au secondaire qui ne peuvent préparer les étudiants à entrer directement au collège de médecine vétérinaire sans une formation plus poussée dans cette matière : ils offrent une bonne base, sans plus. En d’autres mots, notre objectif visant à doubler le nombre de finissants bilingues d’ici 2013 doit être poursuivi à l’intérieur d’un cadre réaliste et réalisable.

Le double réseau d’enseignement du Nouveau Brunswick

Le système d’éducation du Nouveau Brunswick possède une structure parallèle pour chacune des langues. On compte un ministère de l’Éducation qui se divise en deux volets : un qui régit le réseau scolaire francophone et l’autre, le réseau scolaire anglophone. On compte également des districts scolaires et des fédérations d’enseignants distincts. La province s’est dotée de politiques établissant clairement le droit de fréquenter telle ou telle école : règle générale, pour fréquenter les écoles de langue française, un élève doit avoir un parent francophone, bien qu’il existe des exceptions à cette règle. On retrouve au sein des deux réseaux des élèves possédant des aptitudes limitées dans la langue de la classe : dans les écoles francophones, il y a les « ayants droit » qui ont effectivement un parent francophone mais dont le français n’est pas aussi avancé que celui des personnes du même âge, tandis que, du côté anglophone, il y a les enfants des familles immigrantes dont l’anglais en est à ses balbutiements. Cependant, les deux réseaux partagent les mêmes défis et besoins pour ce qui est de desservir une population étudiante qui est tout sauf homogène.

Depuis la ratification de la Loi sur les langues officielles du Nouveau Brunswick en 1968 et de la Loi scolaire en 1981, le réseau scolaire francophone a très bien réussi à assurer la préservation saine du français. Celui-ci courait vraiment le risque de devenir une langue en voie de disparition, et il est remarquable de constater que, en une seule génération, le système d’éducation soit devenu un élément aussi vital pour le protéger. L’établissement de l’Université de Moncton a solidifié davantage la place du français grâce à l’accent qu’elle met sur la préservation et la revitalisation des langues minoritaires. Il n’est pas surprenant que l’enseignement des langues secondes ait joué un rôle très sous estimé au sein du réseau francophone. Dans certaines régions de la province, comme Fredericton, Moncton, et Saint John, où le français est en situation manifestement minoritaire, les enfants francophones apprennent généralement le français et l’anglais de façon simultanée. Dans ces régions, la priorité doit absolument être accordée au maintien d’un système scolaire de grande qualité en français. Cependant, les écoles francophones des régions du Nouveau Brunswick où le français est la langue de la majorité s’efforcent, tout comme nous dans les écoles anglophones, de former des étudiants à l’aise dans les deux langues. Il semble y avoir une hypothèse fondamentale à l’effet que, comme me l’a dernièrement confié un initié, « les francophones sont nés bilingues ». Ce n’est manifestement pas le cas, et il faut porter une attention plus soutenue aux besoins des étudiants francophones pour ce qui est de l’enseignement de l’anglais, langue seconde; sinon, leurs chances de devenir bilingues par l’entremise du système scolaire seront nulles. En outre, les deux réseaux doivent également relever le défi de former suffisamment de professeurs de langue seconde qualifiés pour répondre à leurs besoins.

Le réseau des écoles anglophones du Nouveau Brunswick a connu de nombreuses réussites dans l’enseignement du français, langue seconde. L’inscription aux cours d’immersion en français représente près du quart de l’ensemble des étudiants, un taux inégalé au Canada, sauf au Québec. Quant aux autres provinces, la Nouvelle Écosse et l’Ontario suivent avec un taux d’un peu plus de 7 %. La politique rend obligatoires les normes de succès et les titres de compétence des enseignants, tandis que de nouveaux programmes et documents ainsi que de nouvelles méthodes sont constamment introduits dans le système pour examen. À l’heure actuelle, il existe de solides programmes d’immersion précoce et tardive, et la province en est à sa deuxième année d’essai du Programme intensif de français de base en 5e année. Les étudiants à l’échelle de la province sont soumis à une évaluation uniformisée, tandis que les programmes font l’objet d’une évaluation fréquente. Environ 40 % des élèves qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires acquièrent un niveau fonctionnel du français. Le gouvernement provincial s’est fixé l’objectif d’accroître ce taux à 70 % d’ici 2013. L’enseignement du français langue seconde fait clairement partie des priorités au Nouveau Brunswick.

Cela dit, malgré ces réussites généralisées, il faut rester vigilant et ne pas tenir ces succès pour acquis. L’immersion est fréquemment critiquée : on prétend qu’elle s’adresse à une « élite » et qu’elle offre des services inadéquats à une clientèle d’enfants hétérogène, notamment les enfants qui ont des troubles d’apprentissage. Par ailleurs, les mythes concernant l’apprentissage dans les deux langues foisonnent : « apprendre une langue seconde en classe d’immersion a des conséquences négatives sur leur développement dans la langue maternelle »; « les enfants ne comprendront pas les autres matières aussi bien s’ils les apprennent dans leur langue seconde », et ainsi de suite. Le fait que la recherche ait à maintes reprises infirmé ces idées préconçues n’influence pas toujours les parents, qui doivent prendre des décisions pour leurs enfants. Au niveau secondaire, on constate une importante baisse des effectifs scolaires en immersion. Les raisons de cette attrition sont nombreuses : l’absence d’une vaste gamme d’options de cours, particulièrement en sciences et en mathématiques; la perception que la préparation à l’université se fait mieux en anglais; une lassitude générale d’étudier en français; des méthodes d’enseignement qui ne favorisent pas toujours un apprentissage actif et communicatif, etc. Au cours de leurs années d’études, les anglophones ne disposent que d’un nombre limité de locuteurs natifs ou de locuteurs quasi natifs pour leur servir de modèles, surtout des modèles de leur âge. Ils atteignent souvent un niveau de maîtrise du français qui est suffisant pour communiquer entre eux et avec leur professeur en classe, mais qui se transpose difficilement à d’autres contextes. En fait, à l’exception de certains excellents programmes d’échange auxquels seul un petit nombre d’étudiants prennent part, la majorité des étudiants du réseau anglophone n’a que peu ou pas du tout d’occasions d’interagir de manière authentique et soutenue avec les francophones. Il n’est donc pas surprenant que les diplômés des écoles anglophones n’aient pas toujours une parfaite connaissance ou une appréciation de la culture francophone au sein de leur propre province ni du Canada français dans son ensemble, un fait qui a suscité une vive critique de la part de certains.

La réalité au Nouveau Brunswick est que, vu sa double structure scolaire de l’enseignement, il existe des systèmes parallèles qui, tout en assurant l’égalité du français et de l’anglais, ne se traduisent pas automatiquement par un rapprochement des deux communautés linguistiques. Au mieux, on peut qualifier cette situation de relativement inoffensive, où aucun des groupes n’est désavantagé. Au pire, on peut affirmer le contraire : il peut y avoir une certaine aliénation involontaire d’un groupe de la part de l’autre. La vérité se situe probablement quelque part entre les deux : les vastes ressources linguistiques du système d’éducation de cette province sont sous alimentées, sous utilisées et sous estimées.

Tirer profit de nos forces en matière de bilinguisme : apprendre l’un de l’autre et apprendre à se connaître

Pour atteindre nos objectifs d’ici 2013, il faudra prendre appui sur nos réussites, de même que faire preuve d’imagination pour trouver des façons d’amener chaque groupe linguistique à faire appel à l’autre pour créer une situation à effet positif pour les deux groupes. Le plus grand défi que nous devrons relever est sans doute celui de préserver les qualités uniques de chaque réseau scolaire, tout en s’assurant d’offrir un plus grand nombre d’occasions d’échanges intéressants. Bien sûr, il serait contre productif de suggérer le démantèlement du double réseau d’enseignement du Nouveau Brunswick : pour ce faire, il faudrait nier les grandes avancées faites tant par les anglophones que les francophones au cours des 30 dernières années. Néanmoins, les acteurs de chaque système disposent de moyens d’améliorer l’autre. Les étudiants, qu’ils soient francophones ou anglophones, doivent être perçus comme des ressources utiles à l’un et l’autre des systèmes; même chose pour les professeurs. Nous savons que la pénurie chronique d’enseignants de langue seconde a atteint un niveau critique au cours des dernières années et que la situation ne devrait pas se stabiliser à court terme. Il existe sûrement des façons de nouer davantage de liens entre les deux fédérations d’enseignants afin d’offrir des ateliers, de permettre des échanges et de faciliter la pollinisation croisée entre les enseignants des deux côtés du système dans le cadre des programmes d’enseignement des langues secondes.

Les efforts consentis pour rapprocher les étudiants francophones et anglophones ont déjà donné plusieurs résultats intéressants : Dialogue Nouveau Brunswick permet aux jeunes de participer à des discussions d’importance sur les plans social, éducatif et économique; Le Français pour l’avenir, forum national fondé par John Ralston Saul, réunit les étudiants en divers endroits du pays et leur offre une journée pour échanger des idées sur l’apprentissage et l’utilisation du français; Canadian Parents for French maintient un solide réseau de soutien et finance des programmes, notamment Rendez vous Canada. On doit maintenant consentir davantage d’efforts pour permettre à un plus grand nombre d’étudiants de participer. De plus, il faut réfléchir au nombre de programmes de diffusion fondés sur l’école qu’il faudrait mettre sur pied pour assurer une interaction encore plus soutenue entre les étudiants des deux communautés linguistiques.

Jusqu’à présent, la réflexion a porté sur le maintien des deux réseaux complètement séparés, mais nous ne devrions ni présumer du fait qu’un mélange restreint des deux désavantagerait l’un ou l’autre des groupes, ou compromettrait les normes d’enseignement, ni que la coexistence des deux groupes entraînerait automatiquement un assujettissement. J’ai mentionné plus haut que le niveau le plus critique est le secondaire. C’est à ce niveau qu’il faut tenter certaines expériences afin de permettre aux étudiants de tirer profit des ressources linguistiques et culturelles qu’offrent les deux groupes, et ce, de façon plus continue que de brefs échanges ou des forums d’une journée. Je ne suggère pas la création d’écoles bilingues, mais plutôt de certains programmes ciblés qui pourraient rassembler les groupes d’élèves autour de projets scolaires, d’activités parascolaires, etc. Là où l’étendue géographique rend ce type d’échange impraticable, on pourrait entreprendre des projets sur Internet qui permettraient de réunir les élèves de diverses régions afin, par exemple, de concevoir des sites Web à partir du contenu du programme d’études ou autres.

En tant que l’un des chefs de file de l’enseignement des langues secondes, le Canada serait avisé d’observer ce qui se fait dans les autres pays et s’en inspirer. Le Pays de Galles, par exemple, utilise des modèles d’enseignement secondaire qui permettent d’acquérir deux langues avec succès et d’assurer un apprentissage fructueux du contenu. Le « trans apprentissage linguistique » est l’une des stratégies d’enseignement utilisées dans ce contexte et se décrit comme [traduction] « ... l’écoute ou la lecture d’une leçon, d’un extrait de livre ou d’une section de texte dans une langue et l’exécution du travail (soit en discutant, en écrivant un passage, en remplissant une feuille de travail, en menant une expérience, etc.) dans l’autre langue. C’est donc dire que l’intrant et l’extrant sont volontairement de langue différente et varient systématiquement. En trans apprentissage linguistique, l’intrant (lire ou écouter) tend à être dans une langue, tandis que l’extrant (parler ou écrire) tend à être dans l’autre langue. Les étudiants doivent comprendre la démarche pour bien utiliser l’information dans une autre langue » (Baker, Bilingualism and Bilingual Education, 2002, p. 281). Ce genre de recours systématique et délibéré de deux langues en même temps est considéré comme particulièrement utile au niveau secondaire [traduction] « ... pour favoriser la clarté des concepts et la profondeur de la compréhension, ainsi que possiblement accélérer le développement cognitif » (Baker, p. 282). Ce modèle pourrait facilement être utilisé pour créer les sites Web mentionnés plus haut.

Si ces idées semblent radicales, on n’a qu’à s’inspirer des tout premiers débuts de l’immersion en français, qui remontent aux années 1960. Un petit nombre de parents ont eu le courage d’insister auprès de leur réseau scolaire pour que celui-ci tente une expérimentation fondamentalement différente. Près de quarante ans plus tard, cette innovation scolaire a mené à de belles réussites à l’échelle de la planète. Pour réellement favoriser « l’engagement à promouvoir des relations humaines harmonieuses entre les composantes francophone et anglophone du tissu social canadien », nous devons chercher à ériger un système d’éducation qui tire profit de ces composantes et qui ne craint pas de se regarder dans le miroir. À l’instar d’Einstein, qui a dit que « le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau », nous ne devrions pas prétendre que le système actuel, aussi bon soit il, devrait rester exactement le même.

Les opinions exprimées dans ce document sont celles de l'auteur.