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Ottawa, le 26 mai 2009

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Après 40 ans, le gouvernement doit porter le flambeau de la dualité linguistique, dit Graham Fraser

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Le Canada a parcouru beaucoup de chemin depuis 40 ans, mais n’a pas encore atteint les attentes exprimées dans la Loi sur les langues officielles, selon Graham Fraser. « Malgré quatre décennies de travail et certains succès indéniables, le Canada n’a pas su tirer pleinement avantage de son bilinguisme », a affirmé le commissaire aux langues officielles, qui présentait ce matin son rapport annuel marquant le 40e anniversaire de la Loi.

« Le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles est une occasion idéale pour le gouvernement fédéral et ses institutions de mettre en valeur la dualité linguistique canadienne, selon M. Fraser. Il leur faut montrer par des mesures concrètes qu’au Canada, le français et l’anglais occupent et continueront d’occuper une place égale. »

La dualité linguistique canadienne fera bientôt l’objet d’une attention internationale. M. Fraser s’est dit inquiet de la capacité du Comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 (COVAN) et des nombreuses institutions fédérales participantes à respecter leurs engagements à l’égard des services et des communications en anglais et en français.

« Le Canada réussira à accueillir les athlètes et les visiteurs dans les deux langues officielles du pays et du Comité international olympique seulement si le gouvernement fédéral fait preuve de leadership et d’engagement exemplaires dans ce dossier, indique le commissaire. Pour atteindre cet objectif, le COVAN et les institutions fédérales qui participent à l’organisation des Jeux devront collaborer étroitement, de même qu’avec les communautés francophones de la Colombie-Britannique et d’ailleurs au pays. Les jeux de 2010 sont une occasion en or pour le Canada de montrer au monde entier sa réussite et sa fierté en tant que pays bilingue. »

Dans une perspective plus large, le commissaire a aussi recommandé au gouvernement de résister à la tentation de sabrer les budgets de langues officielles. « Une vision dynamique de la dualité linguistique basée sur le respect, le dialogue et le partenariat ne peut se développer que si le gouvernement fait preuve d’un engagement continu, malgré les défis économiques de l’heure », a-t-il affirmé.

« Il existe un manque de liens et de cohérence dans la politique linguistique canadienne, a souligné le commissaire. Le gouvernement canadien a trop souvent négligé le fait que la santé du régime linguistique canadien dépend de celle de toutes ses composantes. Il suffit que le leadership des institutions fédérales s’affaiblisse dans un secteur de la dualité linguistique pour que des problèmes surgissent sur tous les plans. »

Graham Fraser recommande notamment que s’établisse un véritable continuum d’apprentissage de la langue seconde, de l’école primaire à l’université. « Les établissements postsecondaires offrent très rarement à leurs étudiants des occasions de poursuivre leurs études dans leur langue seconde, et ce, malgré qu’on les encourage à prendre la route du bilinguisme tout au long de leur cheminement scolaire, » déplore le commissaire. En plus de permettre aux Canadiens de profiter pleinement de la dualité linguistique de leur pays, un tel continuum augmenterait le bassin de personnel bilingue pour les employeurs du pays, dont la fonction publique fédérale.

La participation des gestionnaires de la fonction publique est nécessaire pour régler certains problèmes qui subsistent dans l’offre de services bilingues et dans le milieu de travail, selon Graham Fraser. « Il arrive fréquemment que les institutions fédérales négligent d’indiquer par un accueil bilingue que les services sont disponibles dans les deux langues. De plus, on se contente trop souvent d’offrir à la minorité linguistique une version traduite des services offerts à la majorité, » a-t-il souligné.

Graham Fraser, ancien journaliste pour des publications de langues française et anglaise, en est à la troisième année de son mandat de sept ans comme commissaire aux langues officielles.

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