Maillardville, le 13 février 2010
Notes pour une allocution à la cérémonie d’ouverture
du Village de la Francophonie et du Festival du bois
Graham Fraser – Commissaire aux langues officielles
Seul le texte prononcé fait foi
Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs, bonjour.
Maillardville a 100 ans. Vous avez choisi de célébrer en ouvrant toutes grandes les portes, en invitant le monde entier. Quelle belle idée et quelle réussite! Mes félicitations à madame Dumas et à la communauté francophone de Maillardville!
Le succès du Village de la Francophonie et du Festival du bois est remarquable, mais il n’a rien de surprenant. Quand on connaît la communauté francophone de la Colombie-Britannique et en particulier les gens de Maillardville, on sait que le mot « impossible » ne fait pas partie du vocabulaire franco-colombien.
La communauté reconnaît également l’importance de tels événements pour rapprocher et rassembler ses partenaires et le public afin de célébrer le fait français dans la région. C’est bien là le signe d’une communauté qui prend en main son propre développement. Cela ne veut pas dire qu’elle doive le faire seule, évidemment. Les gouvernements fédéral et provincial ont aussi un rôle à jouer, tant par l’appui au développement que l’offre de services en français.
Après tout, c’est toute la population de la province qui profite de ce succès et des autres initiatives de la communauté franco-colombienne. Les francophones en tirent un bénéfice direct bien sûr, mais aussi vos compatriotes anglophones qui apprécient ce que de tels événements apportent à l’ensemble de la province.
Dans ce contexte, les Jeux olympiques sont une occasion en or pour la Colombie-Britannique de montrer au monde qu’elle abrite une communauté francophone au caractère unique. Votre travail contribue à faire rayonner la nature bilingue du Canada et affirmer la place importante du pays au sein de la Francophonie internationale.
Les célébrations du 100e anniversaire sont aussi une occasion de se rappeler le chemin parcouru depuis l’adoption de la Loi sur les langues officielles, il y a 40 ans. À l’époque, une grande partie de l’Ouest du pays s’était mobilisée contre l’adoption de la Loi. Le bilinguisme allait détruire le Canada. Aujourd’hui, les parents font la file pendant des heures ou participent à des loteries pour inscrire leurs enfants aux programmes d’immersion française! C’est un peu l’histoire que raconte l’exposition de caricatures sur les 40 ans de débats linguistiques au Canada, que le Commissariat a produite en partenariat avec Bibliothèque et Archives Canada. Je vous invite à la visiter juste de l’autre côté de la rue, à la Place des arts. L’exposition rappellera des souvenirs aux plus âgés et fera sourire les plus jeunes.
Il reste des défis. Certains d’entre eux sont considérables. Mais on peut penser qu’il est maintenant possible d’y faire face grâce à l’appui des gouvernements et d’une grande partie du public.
Je souhaite longue vie au Festival du bois, qui compte déjà sur une solide tradition puisqu’il en est à sa 21e édition.
Amusez-vous bien!


