OBSERVATIONS

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Selon les conclusions de l’étude de 2002, le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international avait commencé à avancer dans la bonne direction en ce qui a trait à la visibilité appropriée du français et de l’anglais sur Internet. Toutefois, il restait beaucoup à faire en ce qui concerne les sites Internet des missions diplomatiques étrangères au pays et ceux des organisations internationales.

Dans cette section, nous présentons les conclusions auxquelles nous en sommes venus pour chaque recommandation et nous suggérons des façons d’en favoriser la pleine mise en œuvre.

Recommandation 1

La commissaire recommandait :

que le ministère des Affaires étrangères revoie ses mécanismes de contrôle de façon à assurer en tout temps l’équité du français et de l’anglais sur les sites Internet des missions diplomatiques canadiennes à l’étranger.

notre suivi montre que l’information des 44 sites Web examinés (voir l’annexe A) est diffusée dans les deux langues officielles. Les sites des missions du Canada en Finlande, en Hongrie, en Afrique du Sud et en Ukraine, qui avaient été montrés du doigt dans l’étude de 2002, accordent dorénavant la même importance à l’anglais et au français.

Affaires étrangères Canada a pris un certain nombre de mesures pour assurer une présence égale du français et de l’anglais dans les sites Web des missions diplomatiques canadiennes à l’étranger. Sa politique relative aux langues officielles sur Internet, qui s’applique à tous les documents et sites Web du Ministère ainsi qu’à toute la documentation multimédia diffusée au moyen d’Internet, constitue le cadre de contrôle. Cette politique fait régulièrement l’objet d’un examen permettant de garantir que les dispositions qu’elle contient aident les missions à assumer leurs responsabilités aux termes de la Loi sur les langues officielles.

Affaires étrangères Canada exige que tous ses sites Web soient dans les deux langues officielles. Le fait de ne pas se conformer à la politique du Ministère peut entraîner la déconnexion du site Web, jusqu’à ce que l’information destinée au public canadien soit accessible en français et en anglais. Les sites font l’objet d’une surveillance continue pour assurer une présentation uniforme.

Suivi de la recommandation 1 : recommandation entièrement mise en œuvre.

Recommandation 2

La commissaire recommandait :

que le ministère des Affaires étrangères poursuive activement ses efforts de promotion auprès des missions diplomatiques étrangères afin que celles-ci accordent une place adéquate au français et à l'anglais sur leur site Internet.

Vingt et un des 44 sites Web de missions diplomatiques étrangères examinés (voir l’annexe B) ne présentent toujours pas de contenu en français. Depuis l’étude de 2002, on trouve du français sur les sites de l’Australie, de la Chine et de la Lettonie. Les missions de la Belgique, de la Chine, de la Finlande, de la France, de la norvège, de l’Espagne et des États-Unis accordent maintenant la même importance aux deux langues officielles du Canada. Le français et l’anglais ne jouissent toutefois pas du même statut sur les sites Web de 35 missions.

En avril 2002, le chef du Protocole de l’époque a écrit à chaque ambassadeur de mission étrangère au Canada de même qu’aux hauts-commissaires accrédités au Canada pour les encourager et les inciter à diffuser le contenu de leur site Web respectif dans les deux langues officielles et pour promouvoir l’utilisation du français et de l’anglais dans toutes les communications.

Les missions étrangères au Canada suivent les lois de leur pays, et le chef du Protocole peut uniquement leur proposer d’assurer une représentation adéquate tant de l’anglais que du français dans leur site Web. Il n’a aucun pouvoir de contrainte.

Des progrès ont été réalisés, mais certaines missions n’ont toujours pas reconnu les avantages de diffuser l’information dans les deux langues officielles sur leur site Web. nous encourageons le Ministère à intensifier ses efforts à cet égard et à envisager d’autres avenues, telles que l’augmentation de la fréquence de ses communications avec les missions, soit par écrit ou en personne.

Suivi de la recommandation 2 : recommandation en voie de mise en œuvre.

Recommandation 3

La commissaire recommandait :

que le ministère des Affaires étrangères prenne les mesures appropriées afin que le Canada devienne un véritable chef de file des pays de la Francophonie en matière de promotion de l’usage du français au sein des organisations internationales, et notamment sur leur site Internet.

Affaires étrangères Canada a pris un certain nombre de mesures pour que le Canada devienne un chef de file mondial parmi les pays de la Francophonie en matière de promotion de l’usage du français au sein des organisations internationales.

Une résolution sur le multilinguisme coparrainée par le Canada, qui encourage l’utilisation du français et de l’anglais ainsi que des quatre autres langues officielles des Nations Unies, non seulement dans la cadre des délibérations, mais aussi dans les travaux, la documentation et les sites Web du Secrétariat, a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en février 2002. Le Canada s’est engagé à verser 500 000 dollars pour aider à élever le statut du français comme langue de communication internationale, en favorisant son utilisation au sein des organisations internationales ainsi qu’aux réunions internationales gouvernementales et non gouvernementales. Les activités du Canada se déroulent dans les deux langues officielles. Ses représentants et ses représentantes auprès des organisations internationales interviennent de façon régulière tant en français qu’en anglais, et leurs déclarations ou autres textes sont régulièrement accessibles dans les deux langues officielles. Tous les représentants du Canada auprès des organisations internationales ont été chargés de garder l’œil ouvert sur les questions de langue, et on leur a demandé de rappeler périodiquement aux responsables des organisations leur obligation d’être attentifs au multilinguisme officiel.

notre analyse de 26 sites Web d’organisations internationales (voir l’annexe C) a révélé que :

  • dix organisations accordent désormais la même importance aux deux langues officielles du Canada comparativement à quatre en 2002;
  • trois organisations ont maintenant choisi d’inclure du français dans leur site;
  • cinq organisations n’offrent pas de version française de leur site Web par rapport à sept en 2002;
  • huit autres organisations n’ont pas de page d’accueil en français en comparaison de neuf en 2002.

Même si des progrès ont été accomplis, Affaires étrangères Canada devrait poursuivre ses efforts pour encourager nos ambassadeurs à parler des questions de langue avec leurs homologues des autres pays et à promouvoir l’usage du français. En outre, les ambassades doivent intervenir de sorte que le français soit régulièrement utilisé dans les communications et dans les sites Web des organisations internationales.

Suivi de la recommandation 3 : recommandation en voie de mise en œuvre.



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