2. MÉTHODOLOGIE
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La présente étude visait à déterminer si les Canadiens de langue française et de langue anglaise avaient des chances égales d’atteindre les plus hauts niveaux du sport amateur. À cette fin, nous avons examiné la structure et l’historique des organismes de sport au Canada. Grâce à des entrevues et à un sondage auprès des athlètes, nous avons cherché à voir si l’actuel système sportif satisfaisait les besoins linguistiques de ces derniers.
Au cours de la première étape de l’étude, nous avons examiné les documents afin de définir la structure des associations sportives au Canada, en insistant sur la participation du gouvernement fédéral au sport de haut niveau et sur le financement qu’il lui octroie. Cette étude visait également à clarifier les préoccupations exprimées pendant les audiences du Souscomité parlementaire sur l’étude du sport.
À cette fin, nous avons passé en revue les documents du Sous-comité (transcriptions et comptes rendus des audiences, rapports, mémoires et documents de recherche), les dossiers de plainte du Commissariat aux langues officielles (CoLO), le rapport du CoLO intitulé Événements nationaux et internationaux (1989), les documents de Sport Canada (plan stratégique et Budget principal des dépenses), les rapports des médias et la politique du Conseil du Trésor sur les subventions et les contributions ainsi qu’un rapport du Conseil du Trésor sur l’administration des programmes de subventions et de contributions au sein du gouvernement fédéral.
Dans un deuxième temps, nous avons interrogé des membres du personnel de Sport Canada afin de déterminer la nature et l’ampleur de la participation du gouvernement fédéral au sport, et d’examiner la structure et les contrôles administratifs, en particulier en ce qui a trait aux langues officielles. Nous avons également recueilli et examiné des documents, entre autres l’organigramme de Sport Canada, les critères de financement, le budget et le Cadre de financement et de responsabilité en matière de sport (CFRS).
Nous avons rencontré des membres du milieu universitaire qui ont effectué des recherches sur le sport au Canada en vue d’étudier les facteurs influant sur la participation au sport en général. Nous avons discuté de l’harmonisation des programmes provinciaux et fédéraux avec un représentant du gouvernement du Québec, en plus de rencontrer des représentants de Sports Québec, un organisme bénévole représentant 60 organismes de sport de la province. Enfin, nous avons rencontré des représentants de cinq organismes multisports (OMS) et de 10 organismes nationaux de sport (ONS).
Au cours de la troisième étape de l’étude, nous avons sondé et interrogé des athlètes pratiquant un sport de haut niveau. Nous avons effectué un sondage postal auprès des athlètes qui reçoivent une aide financière directe du gouvernement fédéral afin de déterminer les éléments du système sportif qui contribuent le plus au développement de l’athlète et de déterminer ceux, le cas échéant, qui présentent des lacunes sur le plan linguistique. À l’aide des données sur la langue officielle de prédilection contenues dans la base de données de Sport Canada, nous avons divisé les athlètes en deux échantillons, soit les athlètes francophones et les athlètes anglophones. En raison de la taille relativement faible de la population de francophones sondée, pour obtenir un niveau de confiance élevé, l’échantillon devait représenter les deux tiers de la population. Nous avons donc envoyé des questionnaires à tous les athlètes (222) qui avaient choisi le français comme première langue officielle. Nous avons choisi un échantillon d’athlètes anglophones et envoyé des questionnaires à environ un athlète anglophone sur quatre (256 sur 1 013).
Notre questionnaire d’enquête portait sur les attitudes, les valeurs et les expériences de ces deux groupes sur le plan du sport en général et sur l’emploi des langues officielles dans le sport. Le taux de réponse a été plus élevé que prévu chez les athlètes francophones et moins élevé que prévu chez les anglophones. La marge d’erreur est donc plus élevée pour les résultats concernant les athlètes anglophones. Les résultats du sondage et une description complète de la méthodologie figurent dans le second volume de présent rapport.
L’équipe responsable de l’étude a visité les centres multisports de Calgary, de Winnipeg et de Montréal. Elle a également rencontré des athlètes de chaque centre afin de discuter de leur perception des problèmes liés aux langues officielles dans leur carrière. Si nous avons choisi Calgary et Winnipeg, c’est parce qu’il en a été fait mention dans la correspondance qui a donné lieu à la réalisation de cette étude. Le Centre national du sport de Calgary a aussi été le premier à ouvrir ses portes et possède donc une plus grande expérience de la prestation de services aux athlètes. En se rendant au centre multisport de Montréal, les enquêteurs s’attendaient à y trouver les mêmes difficultés sur le plan de l’utilisation du français dans le sport que celles relevées ailleurs au Canada. Ils voulaient aussi vérifier si le centre national multisport de Montréal offrait des services en anglais. Pendant ces visites, nous avons rencontré du personnel administratif et des entraîneurs de chaque centre, ainsi que des athlètes.


