4. OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS
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4.1.2 LES MANIFESTATIONS INTERNATIONALES
Les athlètes qui représentent le Canada aux Jeux olympiques et paralympiques et aux championnats du monde ne sont pas nécessairement brevetés; de même, le simple fait de détenir un brevet de Sport Canada ne garantit pas à un athlète une place au sein de l’équipe canadienne à une manifestation internationale. Nous avons donc examiné la composition linguistique de la délégation canadienne à diverses manifestations internationales.
L’étude Le sport : un pas d’avance indique la participation des francophones parmi les officiels et les athlètes au sein des équipes canadiennes à des jeux internationaux vers la fin des années 1980 et au début des années 1990 :
| Jeux olympiques d’hiver de 1988 à Calgary | 27 % |
| Jeux olympiques d’été de 1988 à Séoul | 23 % |
| Jeux universitaires mondiaux de 1991 | 24 % |
| Jeux panaméricains | 21 %10 |
Cette étude ne cite pas de chiffres pour les anglophones ni pour les membres des équipes dont la première langue officielle est inconnue; elle n’établit pas non plus de distinction entre les athlètes, les entraîneurs et les officiels.
L’Association olympique canadienne a fourni des statistiques sur les athlètes canadiens aux deux dernières éditions des Jeux olympiques : les Jeux olympiques d’été de 1996 à Atlanta et les Jeux olympiques d’hiver de 1998 à Nagano. Ces statistiques reposent sur les renseignements donnés dans les questionnaires remis aux athlètes et l’on suppose qu’ils ont trait à la langue maternelle :
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| Anglophone | Francophone | Inconnu | Total |
| Atlanta | 246 (80 %) | 41 (13 %) | 21 (7 %) | 308 (100 %) |
| Nagano | 104 (70 %) | 41 (28 %) | 3 (2 %) | 148 (100 %) |
Les Jeux olympiques d’Atlanta visaient les sports d’été et, comme l’indiquent les statistiques de l'Annexe 6.1, les francophones tendent à s’adonner en plus grand nombre aux sports d’hiver. De plus, certains sports d’équipe comme le rugby et le hockey sur gazon sont dominés par des anglophones et le très grand nombre de joueurs qui font partie de ces équipes influent sur les données générales relatives à la participation. Quoi qu’il en soit, le niveau de la participation francophone est ici très faible : globalement, les francophones représentaient 18 p. 100 du contingent des athlètes canadiens aux deux plus récentes éditions des Jeux olympiques, ce qui est bien inférieur à leur présence au sein de la population en général.


