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La Loi sur les langues officielles appartient à tous les Canadiens et Canadiennes

La dualité linguistique est une caractéristique fondamentale de l’identité canadienne; c’est aussi l’un des éléments distinctifs du Canada dans le monde. La valeur principale qui sous-tend la Loi sur les langues officielles est le respect. Le respect à l’égard des deux langues officielles, des personnes unilingues, des communautés de langue officielle en situation minoritaire, des citoyens, des contribuables, des parlementaires et des fonctionnaires.

La Loi vise notamment :

• à assurer, conformément à la Constitution, un statut égal au français et à l’anglais, permettant ainsi à tous les Canadiens et Canadiennes de s’exprimer dans la langue officielle de leur choix au Parlement et devant les tribunaux établis par celui-ci.

• à donner aux Canadiens et aux Canadiennes le droit d’obtenir des services du gouvernement fédéral en français ou en anglais dans la région de la capitale nationale et partout où, aux termes du Règlement sur les langues officielles, la taille de la population minoritaire ainsi que la vocation particulière des bureaux le justifient. Environ 95 % des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada peuvent recevoir au moins certains services du gouvernement fédéral dans leur langue.

• à garantir aux francophones et aux anglophones des chances égales d’emploi et d’avancement au sein des institutions fédérales, et à faire en sorte que la composition de la main-d’oeuvre du gouvernement fédéral corresponde à la proportion de francophones et d’anglophones au sein de la population canadienne. Les deux communautés de langue officielle sont relativement bien représentées : les proportions de francophones et d’anglophones dans les institutions assujetties à la Loi s’élèvent à 27 % et à 73 % respectivement, tandis que 24,1 % de la population est francophone et 74,5 %, anglophone.

• à assurer que les employeurs du gouvernement fédéral sont objectifs lors de l’établissement des exigences linguistiques des postes dans les institutions fédérales. Ces exigences doivent vraiment être nécessaires à l’exécution des tâches du poste à pourvoir. Seulement 40 % des postes dans la fonction publique fédérale sont désignés bilingues. Dans certaines provinces, le pourcentage de postes bilingues est inférieur à 4 %.

• à donner aux employés du gouvernement fédéral le droit de travailler et d’être supervisés dans la langue officielle de leur choix dans la région de la capitale nationale et les autres régions désignées (le Nouveau-Brunswick, certaines parties du Nord et de l’Est de l’Ontario, la région de Montréal, certaines parties des Cantons de l’Est, la région de Gaspé et l’Ouest du Québec).

• à obliger le gouvernement fédéral à promouvoir le français et l’anglais dans la société canadienne et à collaborer avec les provinces et les territoires afin de favoriser l’épanouissement des communautés de langue officielle et d’appuyer leur développement.

• à encourager et à appuyer la prise de mesures visant l’apprentissage du français et de l’anglais.

• à prévoir la nomination du commissaire aux langues officielles.