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Les commissaires nous racontent

Depuis 1970, les commissaires aux langues officielles ont été des témoins privilégiés de l’évolution des langues officielles dans la société canadienne. Dans les extraits vidéo suivants, ils nous racontent leur mandat respectif et nous parlent de leur vision.

* À noter : Chaque extrait vidéo est présenté dans la langue dans laquelle cette portion de l’entrevue s’est déroulée.

Keith Spicer, commissaire de 1970 à 1977

Keith Spicer

« [Le Commissariat] cherche […] à considérer la justice dans le bilinguisme d’État comme un idéal de dignité humaine, comme un de ces ponts qu’il importe de jeter entre les Canadiens pour les amener à une compréhension mutuelle durable. »
Keith Spicer

L’une des tâches principales du premier commissaire aux langues officielles est d’expliquer la signification de la Loi sur les langues officielles, qui reçoit à l’époque un appui plutôt tiède de la population. Il doit aussi relever le défi important de faire comprendre à la population que le Canada doit changer. Le pays, où l’anglais domine largement, doit devenir bilingue.

Le pionnier

Le premier commissaire traite des objectifs qui l’ont guidé pendant son mandat, de sa stratégie pour les atteindre et de sa passion pour son travail de commissaire.

L’approche Spicer

Dans cet extrait, Monsieur Spicer raconte une anecdote qui illustre sa façon bien particulière d’aborder son rôle de commissaire.

The Trailblazer

Monsieur Spicer se rappelle le climat qui régnait dans la société canadienne lorsqu’il est entré en poste et les messages qu’il a voulu transmettre.

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Maxwell Yalden, commissaire de 1977 à 1984

Maxwell Yalden

« L’inscription des droits linguistiques dans une Constitution authentiquement canadienne a marqué un grand tournant […]. Nous jouissons désormais d’un ensemble de garanties constitutionnelles qui consacrent le caractère officiel du français et de l’anglais comme les langues du Canada. »
Maxwell Yalden

Maxwell Yalden entre en poste dans un climat sociopolitique d’effervescence. En cette époque de bouleversements constitutionnels, monsieur Yalden rappelle que les garanties linguistiques exigent des Canadiens et des Canadiennes une plus grande tolérance que par le passé.

Les outils de la Loi

Monsieur Yalden traite des progrès réalisés dans le domaine des droits linguistiques.

Une présence régionale

Maxwell Yalden raconte l’ouverture des bureaux régionaux du Commissariat aux langues officielles.

The Canadian Charter of Rights and Freedoms

L’ancien commissaire souligne l’importance qu’a eu la Charte canadienne des droits et libertés pour l’éducation dans la langue de la minorité et la gestion scolaire.

Conflict in the Skies

Monsieur Yalden évoque le conflit des gens de l’air, une crise linguistique entourant la question de l’usage du français dans les communications aériennes.

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D’Iberville Fortier, commissaire de 1984 à 1991

D’Iberville Fortier

« Le mouvement de l’histoire est souvent fait de progrès, de malentendus, de reculs et de soubresauts. Il en est de même pour ce qui est de la révolution tranquille des langues officielles au Canada. »
D’Iberville Fortier

D’Iberville Fortier entre en scène alors qu’il est désormais compris que la politique des langues officielles ne peut être seulement affaire de langue d’usage et de service. Elle doit garantir aux deux communautés pleine et entière reconnaissance. C’est dans cet esprit qu’il pilotera la refonte de la Loi, qui reconnaîtra en 1988 le droit des minorités linguistiques au développement et à l’épanouissement.

Nomination d’un francophone

Monsieur Yalden se souvient de la nomination de D’Iberville Fortier, le commissaire qui lui a succédé, aujourd’hui décédé.

The Francophone Approach

Le commissaire Yalden se rappelle le mandat de D’Iberville Fortier.

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Victor Goldbloom, commissaire de 1991 à 1999

Victor Goldbloom

« Nous ne saurons préserver l’unité du pays en laissant de côté cette prémisse historique : il y a au Canada deux langues officielles. »
Victor Goldbloom

Pendant son mandat, Victor Goldbloom consacre toute son énergie à créer un climat propice au dialogue entre les communautés de langue officielle. Il tient à convaincre la population canadienne que la politique linguistique peut contribuer à résorber les tensions plutôt qu’à les alimenter. Par ailleurs, il s’intéresse à l’éventail des éléments nécessaires à l’épanouissement des communautés.

Vitalité des communautés

L’ancien commissaire brosse le portrait de la situation des communautés de langue officielle à l’époque de son mandat.

Non à l’assimilation!

Dans cet extrait, Victor Goldbloom traite des progrès dans les domaines de la gestion scolaire et de la santé, et il évoque le danger de l’assimilation.

Groundwork for Vitality

Monsieur Goldbloom parle des éléments essentiels à la vitalité des communautés de langue officielle, en particulier de la gestion scolaire.

Defining Bilingualism

L’ancien commissaire explique la nature de notre régime linguistique.

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Dyane Adam, commissaire de 1999 à 2006

Dyane Adam

« Depuis 1970, les Canadiennes et les Canadiens ont été témoins d’une nette progression dans presque tous les aspects touchant leur quotidien en ce qui a trait aux langues officielles. Cette progression est le fruit des efforts des divers ordres de gouvernement, de l’ouverture croissante de la population, d’un intérêt à apprendre l’autre langue officielle, et de la mobilisation des communautés de langue officielle vivant en situation minoritaire. »
Dyane Adam

Dès le début de son mandat, madame Adam définit son rôle comme celui d’un agent de changement. Elle fait preuve d’engagement et de détermination à protéger et à promouvoir le français et l’anglais partout au Canada. Soucieuse d’orienter sa démarche vers des résultats concrets, durables et mesurables, madame Adam dénonce l’indifférence de l’appareil fédéral à l’égard des langues officielles.

Le gouvernement passe à l’action

L’ancienne commissaire explique les circonstances entourant l’adoption du Plan d’action pour les langues officielles.

Responsabilité et engagement

Madame Adam exprime son souhait de voir la question des langues officielles préoccuper toutes les sphères de la société canadienne.

The Agent of Change

Madame Adam parle des défis qu’elle a dû surmonter et des accomplissements réalisés pendant son mandat.

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Graham Fraser, commissaire de 2006 à aujourd’hui

Graham Fraser

« Je veux que le français et l’anglais soient pleinement valorisés, non à titre de langues étrangères, mais comme des langues canadiennes, des éléments centraux de notre identité et du discours national. »
Graham Fraser

Dès son entrée en poste, le commissaire Fraser énonce sa vision de la dualité linguistique, qu’il inscrit au coeur même de l’identité canadienne. Cette dualité prend de plus en plus d’importance à mesure que s’accroît la diversité culturelle : l’apprentissage d’une deuxième langue et l’ouverture à cet égard permettent aux gens de mieux accepter d’autres cultures.

Quarante ans de conversation

Graham Fraser parle de l’évolution qui s’est produite ces quarante dernières années et évoque l’avenir des langues officielles au pays.

La nouvelle donne

Monsieur Fraser évoque le lien entre la diversité culturelle et la dualité linguistique.

Forty Years of Conversation

Le commissaire compare la situation actuelle à celle d’il y a quarante ans et constate l’ampleur des progrès accomplis.

Vibrant Communities

Monsieur Fraser raconte à quel point la vitalité des communautés de langue officielle l’a impressionné à son entrée en poste.

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