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Le bilinguisme chez les jeunes au Canada

  • « Actuellement, 24 p. 100 des jeunes Canadiens âgés de 15 à 19 ans connaissent l’autre langue officielle. L’objectif du Plan d’action est de porter cette proportion à 50 p. 100 d’ici 2013. Le gouvernement fédéral offre son aide aux provinces et aux territoires pour atteindre cet objectif, lequel est du reste tout à fait réaliste. »

Plan d’action pour les langues officielles, 2003

  • En règle générale, les Canadiennes et les Canadiens ayant entre 18 et 29 ans appuient davantage le bilinguisme que ceux des autres groupes d’âge; ils sont notamment plus enclins à croire que :
    1. apprendre à parler le français peut aider à unir le pays;
    2. vivre dans un pays où deux langues officielles sont parlées est un des éléments qui définit réellement ce qui signifie être Canadien;
    3. les deux langues officielles ont fait du Canada un lieu plus accueillant pour les immigrants.

Source : Sondage sur le bilinguisme, Centre de recherche et d’information sur le Canada (CRIC), janvier 2004

  • Ce sont les jeunes Canadiennes et Canadiens qui transforment le paysage linguistique du pays et estompent la démarcation entre anglophones et francophones; ils nous aideront en tant que société à mieux nous comprendre les uns les autres.

  • Les jeunes sont de plus en plus conscients que l’anglais et le français sont des langues parlées dans le monde entier et qu’ils sont le signe d’une société progressiste. L’apprentissage de nos deux langues officielles offre à nos jeunes davantage de possibilités sur les plans économique, culturel, social et éducatif sur un marché de plus en plus ouvert sur le monde.

L’apprentissage d’une seconde langue officielle

  • Les données sont nombreuses à soutenir l’importance du bilinguisme dans nos écoles. Selon Statistique Canada, durant l’année scolaire 2002-2003, près de deux millions d’élèves ont suivi des cours de français langue seconde :

    Programmes d’immersion française 357 000 élèves
    Programmes de français de base 1 570 000 élèves

  • Au cours de cette même période, 560 000 élèves suivaient des cours d’anglais langue seconde (au Québec et au Nouveau-Brunswick). À peu près 50 p. 100 des élèves du système scolaire de langue anglaise suivent des cours de français langue seconde. Du côté des écoles d’expression française, la proportion d’élèves suivant des cours d’anglais langue seconde est près de 60 p. 100.

L’apprentissage des langues à l’extérieur de l’école

  • L’apprentissage de la langue seconde ne se fait pas seulement à l’école. Par exemple, dans le cadre du programme Échanges Canada, quelque 4 300 jeunes étudiants ont participé en 2003 à des échanges linguistiques leur permettant d’améliorer leur connaissance de la langue seconde.

  • Chaque année des milliers d’étudiants profitent de programmes d’échanges parrainés par le gouvernement visant à les aider à améliorer leurs connaissances d’une langue seconde. Par exemple, au cours de ses 65 ans d’existence, la SEVEC a permis à quelque 275 000 jeunes Canadiens et Canadiennes de participer à des programmes d’échanges de groupes en milieu familial.

  • Financé par le ministère du Patrimoine canadien, le Programme de bourses d’été de langues offre la chance à plus de 7 000 jeunes Canadiens et Canadiennes de perfectionner leur langue seconde au moyen de cours d’été intensifs offerts par des universités et des collèges partout au pays.

Le point de vue des parents, des jeunes et des enseignants

  • À la question « si vos enfants devaient étudier une autre langue, quelle langue, à part l’anglais, serait-il plus important qu’ils apprennent? », 74 p. 100 des anglophones hors Québec répondent le français. Lorsqu’on leur demande quelle autre langue, à part le français, ils devraient apprendre, 93 p. 100 des francophones du Québec répondent l’anglais.

    Source : Sondage sur le bilinguisme, CRIC, 2004

  • « La connaissance d’une langue seconde enrichit chaque contact qu’on peut avoir avec la société…Ce n’est qu’à la fin de mes études secondaires toutefois que j’ai pris conscience de tous les bienfaits d’être bilingue. Je fréquente l’Université King’s College, à Halifax…Lire des auteurs comme Voltaire et Montaigne dans le texte original ajoute une toute autre dimension à la lecture. » [Traduction]

    Stephanie Dick, diplômée du programme d’immersion, Bulletin de Canadian Parents for French, Calgary, février 2003

  • « Le programme d’immersion en français propose une formation de qualité qui agit à la fois sur la tête et le cœur. Les étudiants qui suivent ce programme deviennent plus tolérants et enclins à accepter d’autres langues et cultures. Ils sont plus cultivés et plus au fait de ce qui se passe dans le monde. Ils sont aussi stimulés parce qu’ils doivent utiliser davantage de parties de leur cerveau pour apprendre une langue seconde. Cela leur permet de mobiliser toutes leurs ressources intellectuelles et d’absorber davantage d’information. Ce programme produit un autre genre d’apprenant, un autre genre de personne. »

    Alison McDonald, professeur d’immersion

  • Les études soutiennent clairement les avantages intellectuels que procure l’apprentissage d’une langue seconde. Les élèves qui obtiennent une formation de qualité en langue seconde ont tendance à afficher une plus grande souplesse intellectuelle, de meilleures aptitudes au raisonnement abstrait, et le pouvoir de raisonner indépendamment des mots, et ils possèdent une capacité supérieure pour la formation de concepts. Les enfants bilingues, comparativement aux enfants unilingues, ont de meilleures aptitudes à la résolution de problèmes et leurs processus de créativité sont mieux développés. [Traduction]

    Encyclopedia of Bilingualism and Bilingual Education, Colin Baker et Sylvia Pris Jones, 1998, et Cognitive consequences of bilinguality, Josiane F. Hamer et Michel H.A. Blanc, 2000

Pour en savoir plus sur les possibilités offertes aux jeunes en matière de bilinguisme, visitez le site Web du Commissariat aux langues officielles.

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