Portrait de Québec : un mariage de traditions
Rencontre avec la Nation hôte huronne-wendat
Les origines des mots « Huron » et « Wendat »
- Les Français ont inventé le nom « Huron ».
- La Nation se nommait elle-même Wendat, terme qui signifie « insulaire ».
« Nous sommes heureux d’être associés à la Société du 400e anniversaire de la ville de Québec pour contribuer à notre façon au succès et au rayonnement de ce rendez-vous historique. Notre Nation, fière de son histoire et de son patrimoine, est enchantée de pouvoir partager toute la richesse de sa culture. D’ailleurs, nos nouvelles infrastructures touristiques seront fin prêtes pour que nous puissions souligner dans l’enthousiasme cette rencontre qui se poursuit depuis bientôt près de 400 ans. »
Marcel Godbout, président de l’Office du tourisme de Wendake, cité dans un communiqué de presse
de l’Office du tourisme de Wendake.
Une nation au coeur de tous les échanges
Avant l’arrivée des Européens, la Nation huronne-wendat vit surtout d’agriculture : maïs, haricot, courge, tabac et tournesol forment l’essentiel de ses cultures. Le commerce constitue aussi l’une des activités principales pratiquées par la Nation. Elle détient un monopole sur le maïs et le tabac, qu'elle échange contre des fourrures et des objets d'usage courant avec les autres nations. En fait, au début du 17e siècle, la Confédération wendat constitue une puissance incontournable, car elle est maître d’un réseau d'alliances qui fait d’elle l’une des nations les plus prospères en Amérique du Nord.
La dispersion des Hurons-Wendat de la Huronie constitue un événement tragique d’importance historique nationale. À l’occasion des commémorations de 2008, Wendake organise un rassemblement
des grandes familles de la diaspora huronne-wendat.
L’établissement du peuple wendat près de Québec
Originaires de la baie Georgienne en Ontario, les Hurons-Wendat s’installent à proximité de Québec en 1650, après une période tragique marquée par les épidémies et les guerres. Ils changeront d’emplacement plusieurs fois, en restant toujours près de la ville de Québec, avant de s'établir définitivement, en 1697, au village de Lorette, que l’on nomme aujourd’hui Wendake. Pendant une longue période, l’habitude des Hurons-Wendat de pratiquer le commerce avec les autres nations fait d’eux des intermédiaires privilégiés entre les Français et les autres nations autochtones.
La langue huronne-wendat
Membre de la famille linguistique iroquoienne, la langue huronne-wendat a longtemps été la langue du commerce et de la diplomatie en Amérique du Nord. De nombreux facteurs ont cependant concouru à sa disparition. En 1984, l’historienne Marguerite Vincent Tehariolina écrivait : « Depuis presque cent ans, à toutes fins pratiques, personne ne parle plus couramment le huron, tout au moins au village huron de Lorette. » Aujourd’hui cependant un projet de recherche
sur la revitalisation de la langue huronne-wendat est en cours.
Wendake aujourd’hui
Située dans l’arrondissement Haute-Saint-Charles–Laurentien de la ville de Québec, Wendake compte environ 1300 habitants, tandis que quelque 1700 membres de la Nation résident à l’extérieur du territoire. Le secteur touristique offre un apport économique important à la communauté. La Nation huronne-wendat constitue aujourd’hui une communauté prospère, fière de ses racines et de sa culture.
« Nous étions les premiers à vous accueillir et nous sommes encore là pour vous recevoir. »
Max « Oné-Onti » Gros-Louis, Grand Chef de la Nation huronne-wendat, cité dans Québec Hebdo
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Photo : Steve Deschênes
Le Grand Chef de la Nation hôte, Max Gros-Louis participant au Coup d’envoi des festivités du 400e anniversaire de Québec.